e si mise a guardarla da vicino, mentre la sua vasta faccia naufragata nella pinguedine sembrava che venisse a galla per illuminarsi di stupore. --Oh, mais cʼest bien vous que je revois? Nʼy a–t–il pas dʼerreur? Est–ce vous? madame Bluette? --Jʼen suis presque sûre... Toutefois regardez mieux, M.ͬ Pétimel! --Enfin!... après si longtemps! Quelle bonne surprise! Je me figure bien la tête que va faire M.ͬ le Ministre! --Voulez–vous lui passer ma carte à présent? --Mais certainement, Madame Bluette! Et, puisque cʼest vous, je peux bien vous dire que les douze personnes se réduisent à un Délégué de province, fort négligeable et fort assommant, dont M.ͬ le Ministre va se débarrasser en quelques secondes, aussitôt quʼil aura lu votre carte. Jʼy cours. Vous êtes toujours la plus jolie femme de Paris, M.ᵐᵉ Bluette!... quoique un peu maigrie... Jʼy cours! --Eh bien courez, M.ͬ Pétimel, car je suis très pressée. --Oh, ce que nous vous avons regrettée dans ces bureaux, M.ᵐᵉ Bluette! Il y a eu de bien mauvais jours au moment de votre retraite! Et puis, un Ministère tombé, un Ministère refait... hélas!... la politique! --Mais courez donc, M.ͬ Pétimel! --Parfaitement; jʼy cours. Finse di allungare il passo quanto poteva, ma, prima di battere allʼuscio del Ministro, volle compiere il giro di tutti gli uffici per diffondere la straordinaria notizia. --Crise de cabinet!... Crise de cabinet!--sussurrava presso tutte le scrivanie, soffocando un gorgolio di riso nella sua grassa pappagorgia. Infine si presentò nello studio del Ministro, e vedendolo accalorato a ragionare di riforme agrarie con il Delegato provinciale, questo adorabile M.ͬ Pétimel si chinò allʼorecchio di Sua Eccellenza, ma disse con voce che avrebbe udita pure un sordo: --Monsieur le Ministre! Il y a M.ᵐᵉ Mimi Bluette, revenue comme par miracle, qui vous prie de la recevoir tout de suite, pour affaire urgente.--Poi soggiunse con una voce da filodrammatico:--On voit à ses yeux quʼelle doit avoir pleuré... Sua Eccellenza diventò bianco, rosso, purpureo; si dimenò, guardò in faccia il Delegato, il segretario, e per ultimo, non sapendo che dire, si carezzò la rotonda calvizie. Per fortuna il Delegato era un uomo di spirito, e visto lʼimbarazzo nel quale si trovava il Ministro, cercò di abbreviarglielo per quanto stava in suo potere. Cinque minuti dopo il nervoso campanello di Sua Eccellenza invitava M.ͬ Pétimel ad introdurre nel suo gabinetto lʼimpaziente supplicatrice. Sua Eccellenza lʼattendeva in piedi, contro la scrivania, ritto e fermo, con una certa magnanimità. Era turbato, si mordicchiava un labbro con lʼorlo dei denti. --Fermez la porte, M.ͬ Pétimel. Je nʼy suis pour personne. Allez. Mimi Bluette gli venne incontro con le due mani tese, chʼegli non toccò. --Asseyez–vous, Madame,--disse il Ministro, con un gesto à la Marquis de Priola. --Ne mʼen veuillez pas, je vous en prie...--intercesse Bluette.--Je suis désormais si malheureuse, si malheureuse... Egli la guardò senza dir nulla, mentre Bluette sedeva nella poltrona con una specie di abbandonata e stanca umiltà. Forse quellʼuomo le aveva sinceramente voluto bene; forse, quellʼambizioso giocoliere, quel tenace politicante ormai quasi vecchio, aveva perduto con lei, non solamente la più bella danzatrice di Parigi, ma una bionda creatura giovine che gli mandava nellʼanima qualche soffio di primavera. --Ne mʼen veuillez pas...--ripetè Bluette con pianissima voce. --Cela nʼa aucune importance!--egli rispose con un tono sarcastico.--Vous est–il–arrivé quelque malheur? --Oui: jʼai été amoureuse comme une folle dʼun homme qui a disparu. E gli occhi di Bluette lo guardavan nel viso, fermi, disperati, con una grande luce. Egli rimase qualche attimo sopra pensiero, indi fece una smorfia e si ristrinse nelle spalle. --Cela peut bien être, puisque vous le dites. Mais je ne découvre dans cette éclipse rien qui me concerne. Je ne suis point responsable des gens qui disparaissent. --Si! vous lʼêtes! vous lʼêtes! Ne jouons pas sur les mots, je vous en prie. Je ne suis quʼune pauvre femme après tout... Ayez un peu de pitié! --Que signifient ces paroles? Ma foi, il mʼest impossible de vous suivre sur ce terrain. Est–ce que vous croiriez peut–être... --Je ne sais pas si je dois le croire, mais il est indéniable quʼon me lʼa dit. Egli ebbe un sussulto rapido, visibile, contenuto. Le rispose: --Jamais je nʼai été un lâche, Bluette!--Poi soggiunse:--Même pas lorsque jʼai eu la tentation de lʼêtre. Ella guardò i suoi occhi, poi tacque. --Je vous donne ma parole dʼhonneur, Bluette; ce nʼest pas moi qui lʼai fait partir. --Merci... --Vous ne devez pas me remercier, parce que, en effet, jʼai été dʼabord sur le point de le faire. Il y a presque longtemps de cela. Et pourtant, vous avez été bien rude, bien cruelle avec moi, Bluette! Mais, au moment où il fallait dire oui, où je nʼavais quʼà faire un signe... eh bien, jʼai senti que je pouvais me battre sans merci avec un adversaire de ma taille, mais quʼil était bien lâche de sévir contre vous. Et je ne lʼai pas fait. Non, je ne lʼai pas fait, Bluette! Vous en aurez des preuves, si vous ne me croyez pas. --Merci, merci. Je suis bien sûre de vous à présent. Jʼen étais sûre dʼavance, puisque jʼai osé frapper à votre porte. Il me semble que, malgré tout, vous êtes encore pour moi un véritable ami. --Non, Bluette, cela non. Pour vous je ne suis désormais quʼun étranger. Jʼaimerais mieux sans doute vous voir heureuse que triste, mais je suis un homme comme tous les autres et il y a des blessures dont les cicatrices sont toujours très sensibles... --Soyez bon, nʼajoutez pas à ma peine. Si vous saviez ce qui se passe en moi, si vous saviez ce que je souffre!... Voilà une semaine que je cours comme une folle à travers Paris, faisant mille démarches, questionnant à droite et à gauche, prodiguant lʼor à pleines mains.... Jʼai lancé un peu partout des meutes de détectives; jʼai couru les Bureaux de Police, les gares, les agences de voyage... Voulez–vous me croire? jʼai été à la Morgue voir les noyés et le suicidés... Mais rien! Rien nulle part. Cet homme a disparu sans laisser de trace. Et voilà, je suis à bout de forces, jʼen perds la tête; il faut à tout prix, à tout prix, que quelquʼun mʼaide... Et je suis venue chez vous, sans réfléchir, mais aveuglément sûre que mon désarroi vous ferait de la peine. --Je vous affirme, Bluette, que lʼon pourrait voir de lʼironie dans le choix de ma personne en pareille circonstance! --Dʼautres peut–être; mais pas vous ni moi. --Passons! Que dois–je faire pour vous, Bluette? --Mʼaider. --Vous aider? Moi? Et comment? --Vous êtes un homme tout–puissant, je le sais bien. Si vous aviez intérêt à savoir où cet homme est parti, vous le sauriez au plus vite; vous le sauriez demain peut–être, et il ne vous en coûterait quʼun ordre donné par téléphone à ceux qui doivent vous obéir. --Nʼen croyez rien. Je ne suis pas un bureau de renseignements, chère amie! Je vous dis cela, en passant sur le reste. --Comme cʼest triste! Vous mettez de lʼamour propre où il y va de ma vie. --Mais non, mais non... Et dʼabord ne dites pas des phrases si tragiques! --Elles ne sont pas tragiques du tout. Je suis blessée a mort dans mon orgueil, oui, surtout dans mon orgueil, et je vous demande une petite grâce, pour vous bien indifferente. Mais vous refusez... Tant pis! Je vous dis au revoir «Excellence!...» --Cʼest très gentil comme vous le dites ce: «Au revoir, Excellence!...» Mais enfin, puisque vous y tenez si fort, et puisque je vous aime toujours un peu, ma pauvre Bluette, je vais être ridicule autant quʼil vous plaira, et nous allons téléphoner ensemble au Chef de la Sûreté, pour quʼil déchaîne ses plus fins limiers sur les traces de votre fugitif, qui sʼappelle... comment sʼappelle–t–il au juste? --Hilaire Castillo, Monsieur le Ministre. --Cʼest un faux nom, évidemment. --Croyez–vous, Monsieur le Ministre? En tout cas je ne lui en ai jamais connu dʼautre. Ed il Ministro dʼAgricoltura sperò sinceramente che il bisbetico Prefetto di Polizia riuscisse a pescargli quel cadavere dai vortici della Senna. [Illustrazione: DECORAZIONE] --Voilà encore un embêtement qui nʼest pas ordinaire!--bestemmiò con una voce fegatosa lʼirascibile M.ͬ Ardouin, non appena ebbe risposto al messaggio telefonico del Ministro dʼAgricoltura e Commercio. La sua piccola persona era sepolta dietro lʼenorme scrivania, fra una montagna dʼincartamenti burocratici ed un mare di ordinanze che giornalmente gli affluivano dal Ministero della Giustizia. La fisionomia punto cesarea del supremo Capo–Ufficio repubblicano lo contemplava dalla parete opposta, con un sorriso dittatorio ma scevro di ogni deprecabile regalità. Lʼuno e lʼaltro parevano infischiarsi del proprio mestiere. --«Je lui souhaite de ne jamais tomber sous mes griffes, à ce vaurien de Castillo! Sans quoi je lui ferais payer assez cher tous les déboires quʼil me cause. Charmante journée! Comme si je nʼavais rien à faire pour tuer le temps, voilà encore cette gourde ministérielle qui me régale dʼune enquête sur lʼex–amant de son ex–maîtresse!... Charmante journée!» Al colmo del malumore si tolse di bocca e gettò via lʼinseparabile stuzzicadenti. Ma poichè il Prefetto di Polizia non può esimersi dallʼubbidire al Ministro di qualsivoglia dicastero, lʼinacidito M.ͬ Ardouin andò a pescare nellʼarchivio lʼincartamento del nominato Hilaire Castillo. Ne ricavò una confusa noticina, redatta con la sua scrittura illeggibile, poi diede ordine che fosse diramata senza indugio per tutti i Commissariati cittadini e forensi, nonchè nei capoluoghi dei Dipartimenti. Allora si trasse un altro stecco dal taschino, incominciò a rosicchiarlo piano piano, e concluse: --«Après tout il a bien raison, ce Castillo du diable! Grâce à la profession de fantôme quʼil exerce, il nʼa personne qui lʼembête, même pas le Chef de la Sûreté!» [Illustrazione: DECORAZIONE] Occorsero parecchi giorni di laboriose ricerche, al termine delle quali M.ͬ Ardouin potè avvertire il Ministro che una traccia dello scomparso Castillo era finalmente ritrovata e poche ore gli abbisognavano ancora per sottomettere ad un esame rigoroso le informazioni ricevute. Nel medesimo tempo si fece consegnare da Mimi Bluette le fotografie chʼella possedeva dello scomparso, e le diede appuntamento per il pomeriggio nel gabinetto del Ministro dʼAgricoltura. Puntuale come un funzionario, allʼora prestabilita M.ͬ Ardouin comparve. Un risolino di compiacenza gli orlava la bocca sardonica, ed il suo primo inchino fu per la bella donna, il secondo per il Ministro. Poi si tolse i guanti e cominciò: --M.ͬ Hilaire Castillo jouit dʼune santé parfaite. Il est en ce moment en route pour lʼintérieur de lʼAlgérie, après avoir fait la traversée sur un paquebot des Messageries Maritimes. Mimi Bluette lo guardava con due vasti e fermi occhi da ipnotizzata; ma non trovò respiro che bastasse per rivolgergli una parola. E M.ͬ Ardouin riprese: --Hier, Monsieur le Ministre, jʼallais vous déclarer mon impuissance à retrouver cet homme, lorsquʼune idée soudaine a jailli de mon cerveau. Cette idée me vint au souvenir dʼun fameux Norvégien, disparu dans des circonstances à peu près analogues, il y a une dizaine dʼannées. La Police eut beau le rechercher aux quatre vents de la terre: ce fut toujours en vain. Il demeurait insaisissable. Certain jour un gros scandale éclata à la Légion Etrangère. Il sʼensuivit une enquête, que le Garde des Sceaux eut la bonne grâce de me confier. Bref: je découvris mon homme sous la tunique bleue du légionnaire, portant les galons de sergent et décoré de plusieurs médailles. Cʼétait, entre nous, un homme très cultivé, très aventureux, et pas du tout malhonnête; car la Légion est une pépinière où vous trouvez des galériens et des idéalistes, des princes et des rôdeurs, pêle–mêle. --Jʼai toujours été plutôt sceptique au sujet de ces légendes, mon cher Monsieur Ardouin!... --Cʼest la pure vérité, Monsieur le Ministre. Et, ce qui est indéniable, cʼest que là–bas ils deviennent tous des héros. Ces hommes, qui sʼengagent le plus souvent sous un nom dʼemprunt, ces hommes qui nʼont plus de patrie ni dʼétat civil bien défini, sont des soldats superbes, et vous y trouvez des gens qui se feraient tuer dix fois plutôt que de vous avouer leur véritable nom de famille. Mais enfin, peu importe. Cʼétait pour vous dire que lʼhistoire du Norvégien a tout à coup ouvert une éclaircie dans mon esprit. Puisque nulle part on ne pouvait découvrir trace de son passage, et puisque les hommes ne disparaissent pas comme les brouillards, pourquoi, me suis–je dit, nʼaurait–il pas signé un engagement à la Légion Etrangère? Sans perdre de temps je me rends sur place, et, au troisième Bureau dʼenrôlement, celui de Belleville, je constate que le 17 Mai, à 9 h. du matin, un nommé Laire... --Cʼest lui! cʼest lui!...--si mise a gridare Bluette, che un invincibile tremito scuoteva per tutta la persona. --Oui, Madame. Sur ce point, je nʼai plus le moindre doute. Cʼétait bel et bien la personne qui vous intéresse. Il sʼest engagé sous le nom de Laire, sujet galicien, âgé de 39 ans, ne possédant aucun papier... Il a signé pour cinq ans et a voulu partir le jour même... [Illustrazione: DECORAZIONE] «Sidi–bel–Abbès, 1.ͤ ͬ Régiment Etranger...» La strada cantava. Parigi era per lei nuovamente la città maravigliosa del suo regno. Le rifluiva gioia ed ilarità, musica e profumo dal rumore della vita. «Sidi–bel–Abbès... Sidi–bel–Abbès...» Camminava rapida e leggera, lasciandosi quasi trascinare dalla potenza rumorosa della folla, stordita e pur felice nella confusione ilare delle vie, nella ressa dei quadrivi, lucidi ancora di tramonto. E le pareva di vedere laggiù, nella distanza imprecisabile, nel sogno deʼ suoi chiari occhi pieni di cielo, splendere sotto lʼoasi dʼAlgeria le vaste caserme arabe dalle calcine sfavillanti. Camminava con una specie di lievità, libera dallʼangoscia dei giorni trascorsi come dallʼoppressione di una orribile malattia; camminava portando il suo cuore giovine come si porta verso la finestra, verso il raggio del sole di primavera, una pianticella fiorita. Ora lo aveva ritrovato, conosceva il suo distante rifugio, immaginava la strada luminosa per andare fino a lui. «Sidi–bel–Abbès... Sidi–bel–Abbès...» LʼAffrica barbara dormiva senza ombra negli uragani di sole, devastata e scintillante, laggiù, dove tutto brucia. Come ridevano, come splendevano le vie di Parigi quella sera! Quanta gente, nel passarle vicino, bisbigliava quasi volesse darle una carezza: «Tien, cʼest Mimi Bluette...» Mimi Bluette!... Era stata per loro, per tutti, un fiore voluttuoso nel giardino di Parigi; aveva regalato ad ognuno qualche rara memoria di sè, quasi un immaginario contatto con la sua bianca nudità... Era stata per loro, per tutti, un piacere, una bellezza della vita; e quando passava Bluette per quelle strade gonfie di moltitudine, pareva che ognuno sentisse muoversi nellʼaria il profumo selvatico degli azzurri suoi fiordalisi. Camminò. Si accendevano tra la chiarezza del tramonto le fosforiche vetrine dei gioiellieri. Una lancia di sole, invisibile per lʼalto infinito, spezzava in arcobaleni di fiamme le vetrate dellʼOpéra. Ecco, era giunta. Una fuga profonda, innumerevole, di lampadine elettriche illuminava gli Uffici di Thos. Cook and Son. Ella si mise a leggere con pazienza, lʼuna dopo lʼaltra, le insegne dei vari sportelli: -«Billets--Chèques--Excursions--Change--Nile Flottilla--Coupons dʼhôtel--Renseignements...»- Depose la borsetta su la mensola dello sportello, vi appoggiò i gomiti, e si rivolse con un timido sorriso al biondo elegante britanno, che dallʼinterno si affacciava sopra un mucchio dʼorari e di cedole, pronto a soddisfare la sua legittima curiosità. --Monsieur, voulez–vous me dire, sʼil vous plaît, le chemin quʼil faut prendre pour aller jusquʼà Sidi–bel–Abbès?... [Illustrazione: DECORAZIONE] Il cammino era distante, lungo, pieno di sole, pieno di vertigine, come tutte le strade che vanno incontro alla felicità. Eppure, con il suo piede leggero, avrebbe camminato per lʼintero mondo, e camminato senza mai fermarsi, per rivivere un solo giorno di poesia. Adesso le pareva di comprendere tutto quello chʼera stato incomprensibile fra loro. Non avrebbe saputo spiegare a nessuno il perchè di quella fuga, eppure nellʼintimo le pareva di «sentirne» la ragione. Le pareva quasi che un infinito amore di lei, troppo altero per umiliarsi, troppo in discordia con altre lontane bufere della sua vita, lo avesse travolto in quel rifugio dʼuomini finiti, forse alla ricerca dʼun sepolcro anonimo, laggiù, fra quei soldati di ventura. Sì, le aveva detto la verità quella prima sera, dicendole: «... vous êtes ma dernière coupe de Champagne, mon dernier bouquet de roses... quelle folie!...» Ora finalmente comprendeva, nella sua tragica e nuda semplicità, il fierissimo dolore di quellʼanima, il suo disperato esilio nella vita, il suo terribile cuore di nomade che non aveva più strada. Negli ultimi tempi, quasi ubbidisse ad un oscuro presagio, le ripeteva ogni sera prima dʼabbandonarla: --Bonne nuit, ma Bluette... souviens–toi que je tʼaime!... que je tʼaime... E le diceva queste parole con la voce dʼun uomo che fosse già distante, con la voce dʼun uomo che non dovesse tornare mai più. Povera, piccola, bionda Mimi Bluette!... Come gli voleva bene! Che profondo mutamento in lei, da quella prima sera, quando lo vide nel Bar della Grande Rouquine e la sua bocca gli sorrise, umida, sopra lʼorlo del bicchiere di Sciampagna!... Quanta bufera, quanto strepito nel suo piccolo cuore di danzatrice, nella sua dolce anima colore deʼ suoi fiordalisi!... Non si pentiva dʼessere stata bella, e desiderata, e posseduta, eppure gli aveva dato il suo amore di vergine, a piene vene, con un senso di paurosa novità. In lui solo aveva trovato lʼamante, con lui solo aveva potuto conoscere quella totale fusione dei sensi e dello spirito, quella intima ebbrezza creatrice, piena di tremito e di purificazione, in cui la donna che fu dʼaltri sente nascere dalle sue colpe il senso dellʼamore infinito. Quandʼera più inebbriata e più femmina tra le sue braccia dʼamante, sentiva persino la tentazione oscura di suggellare nel suo grembo innamorato, con un dolore materno, la fuggente voluttà. [Illustrazione: DECORAZIONE] --Monsieur Bollot, ce nʼest vraiment pas la peine que vous me fassiez la morale... Je partirai quand même. Donnez–moi lʼargent que je vous demande, faites–moi un joli sourire, et attendez patiemment que je revienne. --Mais vous me demandez une somme absurde, ma fille! Cent mille francs pour aller en Algérie, cʼest du gaspillage, croyez–moi, cʼest du gaspillage! --Et encore je les veux en espèces, des billets les uns sur les autres. Pas de chèques, pas de lettres de crédit. Je ne veux point avoir affaire aux banques africaines. Dépêchez–vous, Monsieur Bollot, car dans trois jours nous partons. --Nous, vous dites? Et qui donc? Partez–vous en caravane par hasard? --Nous, cʼest ma mère, Linette et moi. Ma mère ne vieni que jusquʼà Marseille, dʼoù elle rentre en Italie. Moi et Linette nous allons aux bords du Sahara, une plage où la vie est très chère. --Mais vous plaisantez, ma fille! Croyez–vous quʼon tienne cent mille francs dans son tiroir comme de la petite monnaie? --Eh bien, vendez, hypothéquez, faites un emprunt, faites ce que bon vous semble; mais dans trois jours vous aurez lʼobligeance de me procurer cette somme, pas un sou de moins. Et, à présent, je vous dis au revoir, cher Monsieur Bollot, parce que, vous voyez cette liste?... ce sont des commissions que jʼai à faire. Se ne andò. Jack lʼaspettava con pazienza davanti alla portineria di Monsieur Bollot. In quegli ultimi giorni la sua poca loquacità era quasi divenuta un assoluto silenzio. Bluette invece non aveva nemmeno il tempo di badare alla sua tristezza. Gli parlava come ad un fratello, raccontandogli tutto quanto passava nel suo tremante cuore. Jack lʼascoltava con una pazienza irritata, senza guardarla, senza interromperla; in ultimo concludeva: --Quand une femme aime un homme, cʼest du temps perdu. --Quʼest–ce que tu veux dire avec cette remarque très intelligente? --Je veux dire, Bliouette, que cʼest du temps perdu. --Tu es un grand philosophe, Jack, un très grand philosophe! Ma una sera, che stavano come una volta nella sua camera da letto e, senza pudore verso di lui, Bluette non portava che una sbadata vestaglia, Jack, dʼimprovviso, tacendo, la rovesciò sui cuscini, e con la bocca premuta nel tepore del suo collo fece un tentativo quasi brutale per impadronirsi di lei. Erano passati lunghi anni, ed egli lʼamava sempre come quando ella danzava il My Blu, come quando neʼ suoi occhi di Transalpina vʼera tutta la bellezza disonesta e docile della femmina da piacere. Ma ora, da lunghissimi giorni, la sua calda gioventù era piena di solitudine; un vuoto e profondo malessere le correva nel cerchio delle vene. Sotto quella repentina violenza, da prima ella non capì. Solamente provava una stordita felicità fisica nellʼessere sopra una coltre, supina, con un peso dʼuomo che le opprimeva il cuore, il grembo, il seno, e quasi le chiudeva il respiro al sommo della gola. Ma poi si ricordò con un brivido che non era il suo amante, anzi era quasi un fratello, che cercava di offendere la sua rinnovata castità. Un brusco dolore soverchiò nelle sue vene quella involontaria tentazione di gioia, e lʼurto fu così ruvido che le parve di ricevere una ferita, mentre il suo docile corpo di femmina era già immerso in un principio di voluttà. Non seppe ribellarsi, non gridò; volse la faccia da un lato, e supplicava con la voce spenta: --Ne me fais pas de mal, Jack... tu es mon frère, Jack... tu es mon frère... Poi le scoppiò nella gola una convulsione di singhiozzi, e dagli occhi fermi, quasi morti, le cadevano lacrime brillanti su la spalla denudata. Egli allora la guardò. La guardò, pallidissimo, con gli occhi bui, perdendo il coraggio di offenderla. Poichè neʼ suoi chiari occhi aveva egli pure unʼanima, e non poteva impadronirsi dʼuna donna che piangesse. Anzi una orribile vergogna lo sopraffece: mormorò a fior di labbro: --«Excuse–me. Bliouette...»--E scomparve. Scomparve. Ella rimase a lungo su quel letto, fra il disordine deʼ suoi capelli, supina e tramortita. [Illustrazione: DECORAZIONE] In certi casi la bionda Caterina mancava di riconoscenza. Quando Maurice, maggiordomo impeccabile, terminò di far passare attraverso il finestrino lʼultima borsa del suo numeroso bagaglio, mentre al segnale della partenza, il bianco treno della Riviera stiracchiava le sue lunghe vetture gremite, la sola cosa chʼella seppe dirgli furono queste parole insufficienti: --«Ne plôrez pas, mon pôvre Maurice, pour la raison que ze mʼen vais... Qui sait quʼun zour ou lʼautre ze ne retourne!... Et puis, dans ce monde, il faut tout prendre avec un pé de philosophie!» Maurice non piangeva: ma era veramente commosso e non poteva dimenticarsi lì per lì dʼavere calmati così a lungo i suoi nervi generosi col servirle in camera ogni sera una tazza di camomilla profumata. Il treno frattanto sʼincamminava senza urto su le rotaie luccicanti. Allora la bionda Caterina incastrò nel finestrino la gagliarda ricchezza del suo seno classico e sorridendo allʼimpassibile maggiordomo gli mandò con la punta delle dita un ultimo bacio dʼaddio. Poi si ritrasse nello scompartimento con un grande respiro di sollievo, mentre i gentili occhi di Linette la guardavano trasecolati. --«Tu as un pé de malinconie dans lʼâme, pôvre Bluette!... Et moi viceversa ze me sens tout–à–fait heureuse de quitter cette ville tant riche et tant déchantée, qui est, selon ma manière de voir, un immense bordel...» Bluette sorrise, tranquilla, sotto il suo buio velo di viaggiatrice. Ma Linette, che non amava il frasario della bionda Caterina, e sopra tutto non amava sentir offendere la sua bella Città, con una sottil voce piena dʼirritazione le rispose: --Pardon, Madame, je suis Parisienne, moi, et ça me fait de la peine de vous entendre débiner ma ville, qui demeure sans contredit la plus belle ville du monde! --«Oh, la, la!... oh, la, la!... toi tu parles parce que tu as la bouche, Linetta mia! Quʼest–ce que ça veut dire «la plous belle ville du monde»? Est–ce que tu as vu les ôtres avant de parler? Non, natourellement! Tu es une zeune fille sans expérience et tu veux mettre ta langue un pé partout! Moi, qui pourrais être ta mère, ze dis que cʼest un bordel! Donc tu peux te fier, parce que ze vois les choses claires et ze nʼai pas comme qui dirait les tranches de saucisson sur les yeux!» --Oui, Madame,--rispose Linette, con una remissività beffarda. --«Parce que tu dois savoir,--ricominciò la bionda Caterina--que chez nous, par exemple, il y a moins de belles choses dans le magasins, et on peut traverser le rues sans risquer dʼy perdre une zambe; mais la vie dans notre pays est beaucoup plous natourelle, et on nʼest pas frustes comme de vieilles savates à lʼâge de trente ans! Paris, si tu regardes bien, cʼest lʼetiquette: mais le bon vin se trouve dans dʼôtres bouteilles. Cʼest ainsi, Linetta mia! Et souviens–toi que te lʼa dit Caterina.» --Oui, Madame,--rispose Linette con un impercettibile sbadiglio. --«Et toi, par exemple, tu nʼas quʼà regarder ma fille. Quand elle est venue à Paris, cʼétait un bouton de rose, mais un de ces boutons de rose quʼon ne cultive pas au Zardin des Plantes, ni pas même à Saint–Zermain!... Or, tu peux la voir, si elle ne ressemble pas à ces têtes de cire qui tournent dans les vitrines des coiffeurs. Et puis, quʼest–ce quʼelle a eu de bon, après avoir été la reine de Paris? Un pé de galette? Oh, mais diable! les belles femmes en trouvent partout. Et encore, quoi? Une poignée de mouches!... Viens voir un pé dans nos villes dʼItalie, toi qui chantes: Ze suis Parisienne! ze suis Parisienne!...» --Pour le moment nous allons en Afrique, Madame, et cʼest aussi très intéressant. --«Eh, voilà la belle histoire!» Si ma fille en retourne, zʼallumerai trois chandelles à la Madone! Cʼest encore un cadô de Paris ce mal de ventre dont elle est amoureuse! Car, si elle lʼavait trouvé chez nous, ze parie ma tête quʼelle lʼaurait envoyé se promener, lui et sa Lésion Etranzère! Mais à Paris cʼest très chic dʼavoir des béguins pour des gigolos qui ne valent même pas un sou troué du Pape! Bluette, con gli occhi affascinati, guardava la veloce campagna sparire. Adesso Parigi la Stupenda era già dileguata nel suo vortice di balenante atmosfera; incominciava senza confine il verde miracolo della terra di Francia. [Illustrazione: DECORAZIONE] --Addio, addio mammina...--ella gridò ancora una volta, sporgendosi dallʼalto parapetto, mentre il piroscafo partiva. E le mandò quel saluto con la sua voce che più non poteva essere udita, con gli occhi suoi di fanciulla chʼeran pieni di lacrime, con la sua lunga sciarpa di velo che il vento sbatteva in ogni senso come una fragile bandiera. E la bionda Caterina rimase lì, sul molo de la Joliette, sperduta, immobile, quasi brutta, quasi vecchia, mentre vedeva lʼunica sua figlia perdersi, confondersi, nelle azzurre distanze del mare. In quel momento si ricordò più che mai dʼaverla portata nel grembo, dʼaverle dato queʼ suoi dolcissimi capelli biondi. Il pomeriggio assaliva con fulgori pieni di veemenza il marmo e le cupole della trionfale Marsiglia. La città rapace, straricca e splendida, pareva che tenesse alla catena il suo folto naviglio come una dormente muta di cani da preda, velocissimi. Il grande piroscafo della «C.ͥ ͤ Transatlantique», descrivendo unʼagile curva sotto i lunghi vortici di fumo delle due ciminiere, usciva nel mare libero cantando a sibili di sirena. Ma la buona madre non poteva muoversi da quellʼasfalto luminoso e nero, in cui le pareva di sentir giungere il movimento ritmico del mare. Intorno a lei si pigiava la folla irrequieta, si accatastavano mucchi enormi di mercanzie; le bestemmie dei facchini scandivano il tuffo di qualche remo; lʼacqua sudicia gorgogliava contro le fondamenta, senza rumore dʼonda. Si alzavano grosse nuvole torbide, come per lo scoppio dʼuna mina, laggiù, presso i doks, ove i bastimenti fuligginosi rovesciavano valanghe di carbone. Ma questa povera bionda Caterina, che si era creata con le malizie di Parigi una canonicale gioventù, non vedeva che il lontano piroscafo di Bluette camminare nellʼinfinito con una scìa di sole. Un trattenuto singhiozzo le gonfiava il suo classico seno, e con gli occhi fermi, coʼ labbri chiusi, piangeva solitariamente. Le grosse zanzare di Marsiglia fecero intorno a lei tanto rumore, che dʼun tratto la destarono. --«Zout!--esclamò ella, con un oltraggio estremo alla favella repubblicana;--zʼai le mal de mer à force de plôrer... Couraze, Caterina!» E tornò indietro passo passo, con la fronte china, finchè si risolse a prendere una carrozzella. Il suo treno partiva qualche ora dopo; non le rimase nemmeno il tempo di conoscere la galanteria dei Marsigliesi. E fu certamente un grande peccato. [Illustrazione: DECORAZIONE] Ora il piroscafo andava tra stelle, solcando la chiara notte mediterranea con un calmo rumore di velocità. Bluette guardava quel mare, chʼegli pure aveva guardato. Così curvo era il firmamento che non si poteva nemmeno discernere quali stelle fossero nel cielo e quali navigassero nella cosparsa onda lontana. LʼAffrica invisibile mandava già il suo profumo di terra calda e barbara nel tremante spazio. Si sentiva il deserto respirare nella notte piena di fertilità. Le azzurre isole Baleari galleggiavano come grandi giardini marittimi, gonfie di vegetazione, ravvolte in nuvole dʼoscurità e di profumo. Palma di Maiorca, ubbriaca delle sue rose, dormiva nel profondo semicerchio della sua baia notturna, tra un fantastico brulichìo di luci tremule, che si appendevano alla costa come leggere ghirlande. Era già il mattino, quando apparvero, confuse nei vapori distanti, le cime della Grande Kabylia, nuvolosi vertici della baia di Algeri. Poi, lentamente, questo grande anfiteatro apparve, sotto le raggiere del sole nascente, chiuso allʼestremo confine dalla barriera ciclopica della Kabylia e dellʼAtlante. Bluette guardò con gli occhi pieni dʼaurora, e guardando baciò con lʼanima sua dʼinnamorata quella terra stupenda che appariva. Le montagne di Buzarea scagliavano alta nellʼazzurrità la cattedrale di Notre–Dame dʼAfrique. Laggiù, con i suoi mille vertici, brillava la capitale moresca del Mediterraneo, lʼantica emula di Cesarea, la schiava di Pedro Navarra, quella per cui pianse il Doria le sue belle armate, Algeri la sempre invincibile, Algeri la stupenda corsara. Simile ad una immensa gradinata di marmo bianco, si sciorinava e scendeva in un delirio di luce verso il mare indolente. Sul più alto gradino, la Kasba fanatica dei vecchi sovrani Berberi scintillava traverso la lontananza come un incendiato palazzo di cristallo. E Bluette vide, su le ovali colline di Mustafà, stendersi la pigra dominazione della città europea, che uccise ormai per sempre il vecchio labirinto, il leggendario mistero della città mauritana. La neve dellʼalto Djurjura pareva dʼuna bianchezza inverosimile in quel colore di deserto. Era un sogno, e Bluette sentì con lʼanima sua dʼinnamorata che stava per entrare nellʼincantesimo di una grande poesia. Era la piccola ballerina di Parigi, che andava in cerca del suo amante, laggiù, verso le montagne azzurre della Grande Kabylia, nel sole del continente vertiginoso, nel rosso delirio dellʼAffrica satura di malefizio e di voluttà. Essa lʼaccoglieva, le veniva incontro con una sua città sfavillante, che pareva il giardino estremo di Parigi; eppure lì, davanti a quel porto, sul limitare di quel mondo, la vita cambiava colore. Vʼerano ancora i sontuosi edifici dʼEuropa, le formicolanti corsìe, i viali percorsi da filari dʼalberi, gettati come larghi nastri sul pendìo delle colline; vʼerano ancora, di là dai sobborghi, le rotaie luccicanti, percorse dal fumo delle vaporiere. Ma ella sentì con lʼanima sua dʼinnamorata che in questa indomabile terra, in questʼAffrica ove cʼè ancora la distanza, ogni strada poteva chiamarsi veramente una strada, poichè tutte camminando si perdevano, svanivano, parevano andare non verso un luogo ma verso lʼinfinito, verso quel pericolo chʼè il solo confine delle strade:--la Distanza. Bluette sʼincamminò dietro la gente che a lunghe ondate sʼincanalava per la scala montatoia. I suoi grandi occhi azzurri guardavano lo spettacolo della Jetée Kheïr–ed–Dine con una specie di cosciente sogno. Di là il mare continuava, con lampi di sole, verso lʼAffrica più lontana. Ed era verso quellʼAffrica più lontana che la piccola ballerina di Parigi doveva inoltrarsi, portando il suo cuore lieve, ma intenso e profumato come la musica del My Blu. Era nel sole della grande Affrica barbara chʼella doveva immergere, come in un bagno estenuante, la sua carne incipriata. Ella pure, la piccola ballerina di Parigi, aveva un errante sogno da portare nel deserto, verso le montagne azzurre della Grande Kabylia, verso i fermi uragani di sole che devastano il Tropico senza tramonto. Algeri, sollevata nel tremolio del grande incendio pomeridiano, sciorinava il suo bianco splendore su lʼanfiteatro del golfo, dalle cave del Marmo di Bab–el–Oued sino agli ulivi antichi dei giardini di Mustafà. Quasi verticale nello spazio, Fort–lʼEmpereur vegliava inespugnabile su quellʼimmenso ventaglio di edifici; la moschea di Djama–Djedid, lʼ antichissima di Djama–Kebira, le zauie di Mohammed–ech–Chérif, di Safir e di Sidi–Ramdane, raccoglievano in sè tutta la luce di quellʼaria maomettana, ove usurpavano cielo senza mandare un lampo le obese cupole cristiane di San Filippo e di Santa Croce. Bluette guardò con lʼanima sua dʼinnamorata quel prodigio nuovo per i suoi occhi, mentre, un poʼ stordita, un poʼ ebbra, si lasciava portare dalle ondate di gente, fra cui suonavano le sillabe aspre del linguaggio arabo, le orientali cadenze, le sonorità impure del francese dʼAlgeria. Davanti aʼ suoi occhi ferveva con una specie di trepidazione solare lʼintensa vita marittima della capitale dʼAffrica, mentre, percorsa in ogni senso dalle fiumane di tutti i boulevards, la grande piazza del Governo, pavimentata di fiamma, brulicava, squillante, scintillante, sollevando nel rettangolo degli edifici ad archi la statua equestre del Duca dʼOrléans. Da un lato sʼalzavano come ruderi dʼuna fortezza di macigno i dirupi turchi del vecchio porto dʼAlgeri, gli spalti e le darsene che scoscendono lʼaspra isola dellʼAmmiragliato; di là correva, leggero come un nastro galleggiante, il molo di Kheïr–ed–Dine. Egli pure aveva camminato su quellʼasfalto lampeggiante, aveva guardato Algeri splendere in una intensa nuvola di sole. Come lei aveva quasi rasentato gli scafi degli enormi transatlantici, le prore dei navigli da guerra, per scendere verso la stazione dellʼAgha, ove il treno di Orano attende lʼora di avventarsi, lungo i giardini dei sobborghi, nella grande Algeria. E partì. Partì con lʼanima sua dʼinnamorata verso lʼimmobile Affrica rossa, piena di silenzio e di vertigine, ove anche lʼanima sʼincendia in un terribile delirio di sole. Partì. Era un giorno gagliardo e scintillante: su tutte le cose immerse nellʼaria pareva che tremasse una invisibile maglia dʼoro. I giardini dei sobborghi bruciavano come incensieri, mandando larghe vampe di profumi tropicali. La città si dibatteva con fragore sotto la potenza incendiaria del sole. I cantieri dʼEuropa, le ciclopiche officine degli uomini bianchi, depredavano, pazze di fatica e dʼavidità, la ricchezza barbara del continente affricano. Poi Algeri scomparve. Su la pianura immensa della Mitidja la velocità silenziosa del treno spargeva un insostenibile tremolìo. La piana di Algeri camminava, come un mare prosciugato, verso lʼazzurro Atlante di Blida. Il sole bruciava da venti secoli sul leggendario Sepolcro della Cristiana. Bluette non parlava. Una tristezza grande, inesprimibile, un senso luminoso di sperdimento, pesava su la sua dolce anima. Qui la distanza era veramente la Distanza. Qui le strade potevano anche non arrivare mai. E si sentiva da lui più lontana che non le fosse mai sembrato nelle vie di Parigi, quando sʼincamminò. Il fascino dellʼAffrica la tormentava, le penetrava nellʼessere come una terribile magìa. Poi cominciò a cadere il giorno. Fu per tutto lʼinfinito una veemente sollevazione di colori. Lʼanima delle cose rutilava; tutto splendeva; splendevano perfino i rumori. Abbandonò il capo allʼindietro, chiuse gli occhi, sognò. Adesso era perduta; una irremissibile velocità la portava per lʼAtlante azzurro, fra tempeste di luce, verso il deserto disperato. Adesso non era più lʼinnamorata ballerina di Parigi, ma una piccola nomade in balìa dellʼinfinito, che andrebbe dove andavano le strade, senza potere forse mai più, mai più, giungere alla sua meta. Ogni tanto, quasi per riafferrarsi alla realtà, metteva una mano fra le mani di Linette, che le stava presso, ed in silenzio lasciavano entrambe che il treno portasse nellʼesilio, nel grande pericolo della strada, la loro indifesa gioventù. Ora la montagna dʼAtlante saliva in ripide petraie deserte, con qualche profumo dʼaranceto intorno ai gourbis degli indigeni. La voce montmartrese dello sbarbato maggiordomo passava per la terza volta nel corridoio, ripetendo a tutti gli sportelli:--«Messieurs, Dames, le dîner est servi!... Messieurs, Dames, le dîner est servi!...» E nellʼAffrica della Terza Repubblica saltavano, sotto lʼunghia dʼun arabo, tra i fuochi della incendiata notte mauritana, i vivi turaccioli del vino di Sciampagna. [Illustrazione: DECORAZIONE] --Eh bien, Linette, puisque nous sommes tout près dʼOran, il ne nous reste plus quʼune heure et demie environ de chemin de fer jusquʼà Sidi–bel–Abbès. Pense donc, ma Linette, si nous sommes près de lui! Mon cœur tremble comme lʼamorce dʼun pêcheur à la ligne. Quʼest–ce que tu en dis, Linette? --Que dire, Madame? Je croyais qui il y avait des chameaux et des caravanes, en Afrique... Mais je vois quʼil y a des trains de luxe comme sur la Côte–dʼAzur. Alors, voyez–vous, jʼen suis tout de même désappointée. --Cela vient de ton ignorance, Linette. Car, si tu avais étudié un peu de géographie, tu saurais que lʼAlgérie nʼest plus un pays nègre et que Oran est un des ports les plus commerçants de la Méditerranée. On mʼa dit que cʼest très chic dʼaller prendre les bains de mer sur la plage de Sainte–Thérèse. Et réellement on a collé partout les réclames de cette plage. --En fait de réclame, ce Felix Potin est extraordinaire! Jʼai vu son boniment dans plusieurs petites gares, où il nʼy avait que des charbonniers. --Quʼy a–t–il dʼextraordinaire, Linette? Cʼest sa façon à lui de coloniser les gourbis. Mais regarde donc! Cette grande ville toute ensoleillée, qui se deploie comme un large manteau fauve, cʼest bien Oran, si je ne me trompe. Nous y serons dans quelques minutes. Dieu, quʼil fait chaud! Assieds–toi, Linette, et prends mon nécessaire sur tes genoux. Je vais me passer un peu dʼEau de Cologne sur les tempes, un peu de poudre sur la figure, car je me sens horrible! --Vous devez être bien fatiguée, Madame, si jʼen juge par moi–même. --Fatiguée, Linette? En bien, non! Ce nʼest pas le mot. Je me sens grise... tout à fait grise... et pourtant je pourrais aller bien plus loin encore, sʼil le fallait. Tu viendrais aussi, nʼest–ce pas, Linette? --Sans doute, Madame. --Pense donc! Une heure et demie de chemin de fer, puis cʼest Sidi–bel–Abbès, cʼest sa caserne, cʼest lui!... Je le verrai ce soir, Linette... Ah, mon Dieu, quand jʼy pense, il me semble que mon cœur étouffé nʼaura plus la force de battre... --Assez de poudre, Madame! Par cette chaleur, il ne faut pas en mettre tant que ça. --Suis–je très décoiffée? --Ça dépend; pour lʼAfrique cʼest tout ce quʼil faut. --Et, dʼailleurs, je me voile. Je me sens déjà très musulmane... Comme cʼest bête de traverser un si beau pays et de ne rien voir. Mais, au retour, puisque nous serons avec Laire, nous prendrons notre revanche. On ira partout voir les mosquées et les danseuses arabes. Je suis très curieuse de ces femmes, qui doivent être savoureuses et imprégnées de soleil comme des dattes mûres. Je tʼen prie, Linette, ne perds pas le sac où nous avons toute notre fortune. Que deviendrions–nous, si, aux bords du Sahara, nous restions sans galette? --Je parie que Madame saurait très bien se tirer dʼaffaire même en Afrique. --Crois–tu? --Mais, oui. Madame! Cette Algérie, après tout, nʼa lʼair que dʼun faubourg parisien, et il y aurait toujours pas mal de messieurs qui vous trouveraient belle... --Cʼest que tu ne te doutes pas combien jʼai peu envie de lʼêtre, ma petite Linette! Et tu ignores sans doute quʼen disant cela tu me froisses... Je ne suis plus celle dʼautrefois, et je deviens étrangement pudique... --Mais vous nʼavez pas remarqué, Madame, ces trois ou quatre voyageurs qui nʼont cessé de se promener dans le corridor en fumant de gros cigares? --Tu leur plaisais, Linette! Voilà ce que je suppose. --Oh, oui, cʼest bien la peine que vous vous moquiez de moi, Madame! --En tout cas prépare les cent sous que nous donnerons à lʼemployé du wagon–lit, car nous serons bientôt en gare. --Hélas, Madame!... cʼest très ennuyeux de se remettre tout de suite dans un train, par cette canicule. --Sais–tu ce quʼon pourrait faire? Une heure et demie de chemin de fer, cela fait à peu près soixante–dix ou quatre–vingt kilomètres ce nʼest pas beaucoup plus loin que la Forêt de Fontainebleau... nʼest–ce pas? --Moi, Madame, je mʼy perds avec les distances. Je sais que pour y aller il faut bien disposer de tout son Dimanche. --Eh bien, je suis certaine quʼil nʼy a pas plus de 80 km. jusquʼà Sidi–bel–Abbès. On me lʼa dʼailleurs dit chez Cook. --Très bien. Mais quelle importance cela a–t–il, Madame, quʼil y en ait quatre–vingt plutôt que cent? --Une très grande importance, Linette. Car, sais–tu ce que nous allons faire? Au lieu de nous remettre dans un train asphyxiant, nous allons descendre dans un bon hôtel, prendre un bain tiède et parfumé, dont je raffole;--toi aussi, Linette, tu vas prendre un bain à lʼEau de Lavande,--puis on se reposera, on se rhabillera avec du linge frais, on déjeunera au restaurant pour voir les têtes de ces Français dʼAfrique, et pendant ce temps le portier se chargera de nous louer un auto dans un garage, afin quʼil nous mène à Sidi–bel–Abbès par la route nationale. On prendra lʼair et on verra le paysage. Quʼen dis–tu, Linette? --Je dis que ce serait fort joli. Mais, dʼabord, est–ce quʼil y a seulement une route? --Que tu es étourdie, Linette! Comment veux–tu quʼil nʼy ait pas de route où il y a un chemin de fer? --On ne sait jamais, en Afrique... Et puis, ça doit coûter bigrement cher! Puisque nous avons nos billets jusquʼà Sidi–bel–Abbès... --Voyons, ce sera comme partout: un franc le kilomètre. Quatre–vingt et quatre–vingt ça fait cent soixante; il faut compter en plus la sortie du garage et le pourboire du chauffeur. Si le portier nʼest pas un voleur, on doit sʼen tirer moyennant une dixaine de louis. Jʼen donnerais bien cinquante pour le revoir un quart dʼheure plus tôt! --Je vous dis, Madame, que nous sommes en terre noire et quʼil ne faut pas gaspiller lʼargent. Je serai tout de même heureuse comme un poisson en me plongeant dans la baignoire! --Donc, cʼest tout décidé. Dites–moi, monsieur le contrôleur, quel est le meilleur hôtel dʼOran? --Le Continental, Madame. Quoique le Victor et le Royal ne lui cèdent en rien. --Merci. Jʼirai au Continental. Mais, diable! vous avez des moustiques effroyables dans ce beau pays! --Eh, oui, Madame!... Sans compter quʼils sont très malins; rien ne les attire comme le parfum dʼune Parisienne!... [Illustrazione: DECORAZIONE] Ed ora la strada volava, arida e libera, impetuosa come la felicità. Orano moriva distanziata, in una grande burrasca di nuvole dʼoro, sotto la erta sottile montagna di Santa Cruz, che pareva simile ad un albero di prua. Imbevute, sature di splendore, passavano le vigne rossastre del Tlelat, i lauri–rosa che fioriscono su le pendici del Téssala, gli sbarramenti agili che ritardano il mare ai leggeri e veloci fiumi discesi dallʼAtlante. Passava, iridata e sfarzosa come la stoffa dʼun telaio arabo, la bella campagna dʼAlgeria, che il sole impregna dʼuna rutilante fecondità. Passava, sollevata e quasi tremula nello sfarzo dellʼestremo pomeriggio, lʼanima della terra interna, che si avventa bruciando verso la disperazione, laggiù, nellʼinfinito oceano di sole, dove le strade bianche dellʼuomo, come riviere morte, si disperdono sotto il furore della vampa, nella perduta vastità. Ed ella respirava con una specie di ubbriacamento quellʼaria un poʼ drogata, che la terra calda mandava ogni tratto contro le sue narici avide. Rannicchiata nel profondo sedile di cuoio, si lasciava portare dalla velocità come da una potenza gioiosa che le carezzasse tutta la persona. I semicerchi dʼoro delle sue lunghe ciglia tremavano di leggerezza e di piacere, mentre, nellʼurto dellʼaria, come in un sogno estatico vedeva la celere campagna e lʼincendiato orizzonte sparire. Nella disperata serenità il sole pericolava su lʼinvisibile deserto; le case arabe scomparivano, quasi cancellate nel furore della luce: le palme sembravano ravvolte sino al vertice nella spirale di una nuvola bionda. Si sentivano le ruote sobbalzare, volando, su la terra battuta. Un non so che di rosso, di angoscioso, di barbaro, entrava nello spirito azzurro della piccola ballerina di Parigi: era il delirio dellʼAffrica, il vertiginoso malefizio della terra lampeggiante. Mimi Bluette! Mimi Bluette!... Era stata la bellezza e la musica sui palcoscenici della Capitale; aveva regalato la sua nudità cosparsa di brillanti ai teatri della città notturna, ove una danza impudica , 1 2 . 3 4 - - , ? ? 5 ? ? 6 7 - - . . . , . ! 8 9 - - ! . . . ! ! 10 . ! 11 12 - - ? 13 14 - - , ! , , 15 16 , , . 17 , 18 . . , . 19 ! . . . . . . ! 20 21 - - , . , . 22 23 - - , , . ! 24 ! , 25 , . . . ! . . . ! 26 27 - - , . ! 28 29 - - ; . 30 31 , , 32 , 33 . 34 35 - - ! . . . ! - - 36 , . 37 38 , 39 , 40 . , 41 : 42 43 - - ! . , 44 , , 45 . - - : - - 46 . . . 47 48 , , ; , 49 , , , , 50 . 51 52 , 53 , 54 . 55 56 . 57 . 58 59 , , 60 , . , 61 . 62 63 - - , . . . . 64 65 , . 66 67 - - , , - - , 68 . 69 70 - - , . . . - - . - - 71 , . . . 72 73 , 74 . 75 76 ; , 77 , 78 , , 79 , 80 . 81 82 - - . . . - - . 83 84 - - ! - - . - - 85 ? 86 87 - - : . 88 89 , , , 90 . 91 92 , 93 . 94 95 - - , . 96 . 97 . 98 99 - - ! ! ! , 100 . . . . ! 101 102 - - ? , 103 . . . . 104 105 - - , 106 . 107 108 , , . : 109 110 - - , ! - - : - - 111 . 112 113 , . 114 115 - - , ; 116 . 117 118 - - . . . 119 120 - - , , , 121 . . 122 , , , ! 123 , , 124 . . . , 125 , 126 . . , , ! 127 , . 128 129 - - , . . 130 , . , 131 , . 132 133 - - , , . . 134 , 135 136 . . . 137 138 - - , . 139 , ! . . . 140 , , 141 , . . . . 142 ; 143 , , . . . 144 ? 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