e si mise a guardarla da vicino, mentre la sua vasta faccia naufragata
nella pinguedine sembrava che venisse a galla per illuminarsi di
stupore.
--Oh, mais cʼest bien vous que je revois? Nʼy a–t–il pas dʼerreur?
Est–ce vous? madame Bluette?
--Jʼen suis presque sûre... Toutefois regardez mieux, M.ͬ Pétimel!
--Enfin!... après si longtemps! Quelle bonne surprise! Je me figure bien
la tête que va faire M.ͬ le Ministre!
--Voulez–vous lui passer ma carte à présent?
--Mais certainement, Madame Bluette! Et, puisque cʼest vous, je peux
bien vous dire que les douze personnes se réduisent à un Délégué de
province, fort négligeable et fort assommant, dont M.ͬ le Ministre
va se débarrasser en quelques secondes, aussitôt quʼil aura lu votre
carte. Jʼy cours. Vous êtes toujours la plus jolie femme de Paris, M.ᵐᵉ
Bluette!... quoique un peu maigrie... Jʼy cours!
--Eh bien courez, M.ͬ Pétimel, car je suis très pressée.
--Oh, ce que nous vous avons regrettée dans ces bureaux, M.ᵐᵉ Bluette!
Il y a eu de bien mauvais jours au moment de votre retraite! Et puis,
un Ministère tombé, un Ministère refait... hélas!... la politique!
--Mais courez donc, M.ͬ Pétimel!
--Parfaitement; jʼy cours.
Finse di allungare il passo quanto poteva, ma, prima di battere
allʼuscio del Ministro, volle compiere il giro di tutti gli uffici per
diffondere la straordinaria notizia.
--Crise de cabinet!... Crise de cabinet!--sussurrava presso tutte le
scrivanie, soffocando un gorgolio di riso nella sua grassa pappagorgia.
Infine si presentò nello studio del Ministro, e vedendolo accalorato
a ragionare di riforme agrarie con il Delegato provinciale, questo
adorabile M.ͬ Pétimel si chinò allʼorecchio di Sua Eccellenza, ma disse
con voce che avrebbe udita pure un sordo:
--Monsieur le Ministre! Il y a M.ᵐᵉ Mimi Bluette, revenue comme par
miracle, qui vous prie de la recevoir tout de suite, pour affaire
urgente.--Poi soggiunse con una voce da filodrammatico:--On voit à ses
yeux quʼelle doit avoir pleuré...
Sua Eccellenza diventò bianco, rosso, purpureo; si dimenò, guardò in
faccia il Delegato, il segretario, e per ultimo, non sapendo che dire,
si carezzò la rotonda calvizie.
Per fortuna il Delegato era un uomo di spirito, e visto lʼimbarazzo nel
quale si trovava il Ministro, cercò di abbreviarglielo per quanto stava
in suo potere.
Cinque minuti dopo il nervoso campanello di Sua Eccellenza invitava M.ͬ
Pétimel ad introdurre nel suo gabinetto lʼimpaziente supplicatrice.
Sua Eccellenza lʼattendeva in piedi, contro la scrivania, ritto e
fermo, con una certa magnanimità. Era turbato, si mordicchiava un
labbro con lʼorlo dei denti.
--Fermez la porte, M.ͬ Pétimel. Je nʼy suis pour personne. Allez.
Mimi Bluette gli venne incontro con le due mani tese, chʼegli non toccò.
--Asseyez–vous, Madame,--disse il Ministro, con un gesto à la Marquis de
Priola.
--Ne mʼen veuillez pas, je vous en prie...--intercesse Bluette.--Je suis
désormais si malheureuse, si malheureuse...
Egli la guardò senza dir nulla, mentre Bluette sedeva nella poltrona
con una specie di abbandonata e stanca umiltà.
Forse quellʼuomo le aveva sinceramente voluto bene; forse,
quellʼambizioso giocoliere, quel tenace politicante ormai quasi
vecchio, aveva perduto con lei, non solamente la più bella danzatrice
di Parigi, ma una bionda creatura giovine che gli mandava nellʼanima
qualche soffio di primavera.
--Ne mʼen veuillez pas...--ripetè Bluette con pianissima voce.
--Cela nʼa aucune importance!--egli rispose con un tono sarcastico.--Vous
est–il–arrivé quelque malheur?
--Oui: jʼai été amoureuse comme une folle dʼun homme qui a disparu.
E gli occhi di Bluette lo guardavan nel viso, fermi, disperati, con una
grande luce.
Egli rimase qualche attimo sopra pensiero, indi fece una smorfia e si
ristrinse nelle spalle.
--Cela peut bien être, puisque vous le dites. Mais je ne découvre dans
cette éclipse rien qui me concerne. Je ne suis point responsable des
gens qui disparaissent.
--Si! vous lʼêtes! vous lʼêtes! Ne jouons pas sur les mots, je vous en
prie. Je ne suis quʼune pauvre femme après tout... Ayez un peu de pitié!
--Que signifient ces paroles? Ma foi, il mʼest impossible de vous suivre
sur ce terrain. Est–ce que vous croiriez peut–être...
--Je ne sais pas si je dois le croire, mais il est indéniable quʼon me
lʼa dit.
Egli ebbe un sussulto rapido, visibile, contenuto. Le rispose:
--Jamais je nʼai été un lâche, Bluette!--Poi soggiunse:--Même pas lorsque
jʼai eu la tentation de lʼêtre.
Ella guardò i suoi occhi, poi tacque.
--Je vous donne ma parole dʼhonneur, Bluette; ce nʼest pas moi qui lʼai
fait partir.
--Merci...
--Vous ne devez pas me remercier, parce que, en effet, jʼai été
dʼabord sur le point de le faire. Il y a presque longtemps de cela.
Et pourtant, vous avez été bien rude, bien cruelle avec moi, Bluette!
Mais, au moment où il fallait dire oui, où je nʼavais quʼà faire un
signe... eh bien, jʼai senti que je pouvais me battre sans merci avec
un adversaire de ma taille, mais quʼil était bien lâche de sévir contre
vous. Et je ne lʼai pas fait. Non, je ne lʼai pas fait, Bluette! Vous
en aurez des preuves, si vous ne me croyez pas.
--Merci, merci. Je suis bien sûre de vous à présent. Jʼen étais sûre
dʼavance, puisque jʼai osé frapper à votre porte. Il me semble que,
malgré tout, vous êtes encore pour moi un véritable ami.
--Non, Bluette, cela non. Pour vous je ne suis désormais quʼun étranger.
Jʼaimerais mieux sans doute vous voir heureuse que triste, mais je
suis un homme comme tous les autres et il y a des blessures dont les
cicatrices sont toujours très sensibles...
--Soyez bon, nʼajoutez pas à ma peine. Si vous saviez ce qui se passe
en moi, si vous saviez ce que je souffre!... Voilà une semaine que
je cours comme une folle à travers Paris, faisant mille démarches,
questionnant à droite et à gauche, prodiguant lʼor à pleines mains....
Jʼai lancé un peu partout des meutes de détectives; jʼai couru les
Bureaux de Police, les gares, les agences de voyage... Voulez–vous
me croire? jʼai été à la Morgue voir les noyés et le suicidés... Mais
rien! Rien nulle part. Cet homme a disparu sans laisser de trace. Et
voilà, je suis à bout de forces, jʼen perds la tête; il faut à tout
prix, à tout prix, que quelquʼun mʼaide... Et je suis venue chez vous,
sans réfléchir, mais aveuglément sûre que mon désarroi vous ferait de
la peine.
--Je vous affirme, Bluette, que lʼon pourrait voir de lʼironie dans le
choix de ma personne en pareille circonstance!
--Dʼautres peut–être; mais pas vous ni moi.
--Passons! Que dois–je faire pour vous, Bluette?
--Mʼaider.
--Vous aider? Moi? Et comment?
--Vous êtes un homme tout–puissant, je le sais bien. Si vous aviez
intérêt à savoir où cet homme est parti, vous le sauriez au plus vite;
vous le sauriez demain peut–être, et il ne vous en coûterait quʼun
ordre donné par téléphone à ceux qui doivent vous obéir.
--Nʼen croyez rien. Je ne suis pas un bureau de renseignements, chère
amie! Je vous dis cela, en passant sur le reste.
--Comme cʼest triste! Vous mettez de lʼamour propre où il y va de ma vie.
--Mais non, mais non... Et dʼabord ne dites pas des phrases si tragiques!
--Elles ne sont pas tragiques du tout. Je suis blessée a mort dans mon
orgueil, oui, surtout dans mon orgueil, et je vous demande une petite
grâce, pour vous bien indifferente. Mais vous refusez... Tant pis! Je
vous dis au revoir «Excellence!...»
--Cʼest très gentil comme vous le dites ce: «Au revoir, Excellence!...»
Mais enfin, puisque vous y tenez si fort, et puisque je vous aime
toujours un peu, ma pauvre Bluette, je vais être ridicule autant quʼil
vous plaira, et nous allons téléphoner ensemble au Chef de la Sûreté,
pour quʼil déchaîne ses plus fins limiers sur les traces de votre
fugitif, qui sʼappelle... comment sʼappelle–t–il au juste?
--Hilaire Castillo, Monsieur le Ministre.
--Cʼest un faux nom, évidemment.
--Croyez–vous, Monsieur le Ministre? En tout cas je ne lui en ai jamais
connu dʼautre.
Ed il Ministro dʼAgricoltura sperò sinceramente che il bisbetico
Prefetto di Polizia riuscisse a pescargli quel cadavere dai vortici
della Senna.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
--Voilà encore un embêtement qui nʼest pas ordinaire!--bestemmiò con
una voce fegatosa lʼirascibile M.ͬ Ardouin, non appena ebbe risposto
al messaggio telefonico del Ministro dʼAgricoltura e Commercio. La
sua piccola persona era sepolta dietro lʼenorme scrivania, fra una
montagna dʼincartamenti burocratici ed un mare di ordinanze che
giornalmente gli affluivano dal Ministero della Giustizia.
La fisionomia punto cesarea del supremo Capo–Ufficio repubblicano lo
contemplava dalla parete opposta, con un sorriso dittatorio ma scevro
di ogni deprecabile regalità.
Lʼuno e lʼaltro parevano infischiarsi del proprio mestiere.
--«Je lui souhaite de ne jamais tomber sous mes griffes, à ce vaurien de
Castillo! Sans quoi je lui ferais payer assez cher tous les déboires
quʼil me cause. Charmante journée! Comme si je nʼavais rien à faire
pour tuer le temps, voilà encore cette gourde ministérielle qui me
régale dʼune enquête sur lʼex–amant de son ex–maîtresse!... Charmante
journée!»
Al colmo del malumore si tolse di bocca e gettò via lʼinseparabile
stuzzicadenti.
Ma poichè il Prefetto di Polizia non può esimersi dallʼubbidire al
Ministro di qualsivoglia dicastero, lʼinacidito M.ͬ Ardouin andò a
pescare nellʼarchivio lʼincartamento del nominato Hilaire Castillo.
Ne ricavò una confusa noticina, redatta con la sua scrittura
illeggibile, poi diede ordine che fosse diramata senza indugio per
tutti i Commissariati cittadini e forensi, nonchè nei capoluoghi dei
Dipartimenti.
Allora si trasse un altro stecco dal taschino, incominciò a
rosicchiarlo piano piano, e concluse:
--«Après tout il a bien raison, ce Castillo du diable! Grâce à la
profession de fantôme quʼil exerce, il nʼa personne qui lʼembête, même
pas le Chef de la Sûreté!»
[Illustrazione: DECORAZIONE]
Occorsero parecchi giorni di laboriose ricerche, al termine delle quali
M.ͬ Ardouin potè avvertire il Ministro che una traccia dello scomparso
Castillo era finalmente ritrovata e poche ore gli abbisognavano ancora
per sottomettere ad un esame rigoroso le informazioni ricevute. Nel
medesimo tempo si fece consegnare da Mimi Bluette le fotografie chʼella
possedeva dello scomparso, e le diede appuntamento per il pomeriggio
nel gabinetto del Ministro dʼAgricoltura.
Puntuale come un funzionario, allʼora prestabilita M.ͬ Ardouin
comparve. Un risolino di compiacenza gli orlava la bocca sardonica, ed
il suo primo inchino fu per la bella donna, il secondo per il Ministro.
Poi si tolse i guanti e cominciò:
--M.ͬ Hilaire Castillo jouit dʼune santé parfaite. Il est en ce moment
en route pour lʼintérieur de lʼAlgérie, après avoir fait la traversée
sur un paquebot des Messageries Maritimes.
Mimi Bluette lo guardava con due vasti e fermi occhi da ipnotizzata;
ma non trovò respiro che bastasse per rivolgergli una parola. E M.ͬ
Ardouin riprese:
--Hier, Monsieur le Ministre, jʼallais vous déclarer mon impuissance à
retrouver cet homme, lorsquʼune idée soudaine a jailli de mon cerveau.
Cette idée me vint au souvenir dʼun fameux Norvégien, disparu dans
des circonstances à peu près analogues, il y a une dizaine dʼannées.
La Police eut beau le rechercher aux quatre vents de la terre: ce fut
toujours en vain. Il demeurait insaisissable. Certain jour un gros
scandale éclata à la Légion Etrangère. Il sʼensuivit une enquête,
que le Garde des Sceaux eut la bonne grâce de me confier. Bref: je
découvris mon homme sous la tunique bleue du légionnaire, portant
les galons de sergent et décoré de plusieurs médailles. Cʼétait,
entre nous, un homme très cultivé, très aventureux, et pas du tout
malhonnête; car la Légion est une pépinière où vous trouvez des
galériens et des idéalistes, des princes et des rôdeurs, pêle–mêle.
--Jʼai toujours été plutôt sceptique au sujet de ces légendes, mon cher
Monsieur Ardouin!...
--Cʼest la pure vérité, Monsieur le Ministre. Et, ce qui est indéniable,
cʼest que là–bas ils deviennent tous des héros. Ces hommes, qui
sʼengagent le plus souvent sous un nom dʼemprunt, ces hommes qui nʼont
plus de patrie ni dʼétat civil bien défini, sont des soldats superbes,
et vous y trouvez des gens qui se feraient tuer dix fois plutôt que de
vous avouer leur véritable nom de famille. Mais enfin, peu importe.
Cʼétait pour vous dire que lʼhistoire du Norvégien a tout à coup
ouvert une éclaircie dans mon esprit. Puisque nulle part on ne pouvait
découvrir trace de son passage, et puisque les hommes ne disparaissent
pas comme les brouillards, pourquoi, me suis–je dit, nʼaurait–il
pas signé un engagement à la Légion Etrangère? Sans perdre de temps
je me rends sur place, et, au troisième Bureau dʼenrôlement, celui
de Belleville, je constate que le 17 Mai, à 9 h. du matin, un nommé
Laire...
--Cʼest lui! cʼest lui!...--si mise a gridare Bluette, che un invincibile
tremito scuoteva per tutta la persona.
--Oui, Madame. Sur ce point, je nʼai plus le moindre doute. Cʼétait bel
et bien la personne qui vous intéresse. Il sʼest engagé sous le nom de
Laire, sujet galicien, âgé de 39 ans, ne possédant aucun papier... Il a
signé pour cinq ans et a voulu partir le jour même...
[Illustrazione: DECORAZIONE]
«Sidi–bel–Abbès, 1.ͤ ͬ Régiment Etranger...»
La strada cantava. Parigi era per lei nuovamente la città maravigliosa
del suo regno. Le rifluiva gioia ed ilarità, musica e profumo dal
rumore della vita.
«Sidi–bel–Abbès... Sidi–bel–Abbès...» Camminava rapida e leggera,
lasciandosi quasi trascinare dalla potenza rumorosa della folla,
stordita e pur felice nella confusione ilare delle vie, nella ressa
dei quadrivi, lucidi ancora di tramonto. E le pareva di vedere laggiù,
nella distanza imprecisabile, nel sogno deʼ suoi chiari occhi pieni
di cielo, splendere sotto lʼoasi dʼAlgeria le vaste caserme arabe
dalle calcine sfavillanti. Camminava con una specie di lievità, libera
dallʼangoscia dei giorni trascorsi come dallʼoppressione di una
orribile malattia; camminava portando il suo cuore giovine come si
porta verso la finestra, verso il raggio del sole di primavera, una
pianticella fiorita. Ora lo aveva ritrovato, conosceva il suo distante
rifugio, immaginava la strada luminosa per andare fino a lui.
«Sidi–bel–Abbès... Sidi–bel–Abbès...» LʼAffrica barbara dormiva senza
ombra negli uragani di sole, devastata e scintillante, laggiù, dove
tutto brucia.
Come ridevano, come splendevano le vie di Parigi quella sera! Quanta
gente, nel passarle vicino, bisbigliava quasi volesse darle una
carezza: «Tien, cʼest Mimi Bluette...»
Mimi Bluette!... Era stata per loro, per tutti, un fiore voluttuoso nel
giardino di Parigi; aveva regalato ad ognuno qualche rara memoria di
sè, quasi un immaginario contatto con la sua bianca nudità... Era stata
per loro, per tutti, un piacere, una bellezza della vita; e quando
passava Bluette per quelle strade gonfie di moltitudine, pareva che
ognuno sentisse muoversi nellʼaria il profumo selvatico degli azzurri
suoi fiordalisi.
Camminò. Si accendevano tra la chiarezza del tramonto le fosforiche
vetrine dei gioiellieri. Una lancia di sole, invisibile per lʼalto
infinito, spezzava in arcobaleni di fiamme le vetrate dellʼOpéra.
Ecco, era giunta. Una fuga profonda, innumerevole, di lampadine
elettriche illuminava gli Uffici di Thos. Cook and Son. Ella si mise a
leggere con pazienza, lʼuna dopo lʼaltra, le insegne dei vari sportelli:
-«Billets--Chèques--Excursions--Change--Nile
Flottilla--Coupons dʼhôtel--Renseignements...»-
Depose la borsetta su la mensola dello sportello, vi appoggiò i gomiti,
e si rivolse con un timido sorriso al biondo elegante britanno, che
dallʼinterno si affacciava sopra un mucchio dʼorari e di cedole, pronto
a soddisfare la sua legittima curiosità.
--Monsieur, voulez–vous me dire, sʼil vous plaît, le chemin quʼil faut
prendre pour aller jusquʼà Sidi–bel–Abbès?...
[Illustrazione: DECORAZIONE]
Il cammino era distante, lungo, pieno di sole, pieno di vertigine, come
tutte le strade che vanno incontro alla felicità. Eppure, con il suo
piede leggero, avrebbe camminato per lʼintero mondo, e camminato senza
mai fermarsi, per rivivere un solo giorno di poesia.
Adesso le pareva di comprendere tutto quello chʼera stato
incomprensibile fra loro. Non avrebbe saputo spiegare a nessuno il
perchè di quella fuga, eppure nellʼintimo le pareva di «sentirne» la
ragione. Le pareva quasi che un infinito amore di lei, troppo altero
per umiliarsi, troppo in discordia con altre lontane bufere della sua
vita, lo avesse travolto in quel rifugio dʼuomini finiti, forse alla
ricerca dʼun sepolcro anonimo, laggiù, fra quei soldati di ventura.
Sì, le aveva detto la verità quella prima sera, dicendole: «... vous
êtes ma dernière coupe de Champagne, mon dernier bouquet de roses...
quelle folie!...»
Ora finalmente comprendeva, nella sua tragica e nuda semplicità, il
fierissimo dolore di quellʼanima, il suo disperato esilio nella vita,
il suo terribile cuore di nomade che non aveva più strada.
Negli ultimi tempi, quasi ubbidisse ad un oscuro presagio, le ripeteva
ogni sera prima dʼabbandonarla:
--Bonne nuit, ma Bluette... souviens–toi que je tʼaime!... que je
tʼaime...
E le diceva queste parole con la voce dʼun uomo che fosse già distante,
con la voce dʼun uomo che non dovesse tornare mai più.
Povera, piccola, bionda Mimi Bluette!... Come gli voleva bene! Che
profondo mutamento in lei, da quella prima sera, quando lo vide nel Bar
della Grande Rouquine e la sua bocca gli sorrise, umida, sopra lʼorlo
del bicchiere di Sciampagna!... Quanta bufera, quanto strepito nel suo
piccolo cuore di danzatrice, nella sua dolce anima colore deʼ suoi
fiordalisi!...
Non si pentiva dʼessere stata bella, e desiderata, e posseduta, eppure
gli aveva dato il suo amore di vergine, a piene vene, con un senso di
paurosa novità. In lui solo aveva trovato lʼamante, con lui solo aveva
potuto conoscere quella totale fusione dei sensi e dello spirito,
quella intima ebbrezza creatrice, piena di tremito e di purificazione,
in cui la donna che fu dʼaltri sente nascere dalle sue colpe il senso
dellʼamore infinito.
Quandʼera più inebbriata e più femmina tra le sue braccia dʼamante,
sentiva persino la tentazione oscura di suggellare nel suo grembo
innamorato, con un dolore materno, la fuggente voluttà.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
--Monsieur Bollot, ce nʼest vraiment pas la peine que vous me fassiez
la morale... Je partirai quand même. Donnez–moi lʼargent que je vous
demande, faites–moi un joli sourire, et attendez patiemment que je
revienne.
--Mais vous me demandez une somme absurde, ma fille! Cent mille francs
pour aller en Algérie, cʼest du gaspillage, croyez–moi, cʼest du
gaspillage!
--Et encore je les veux en espèces, des billets les uns sur les autres.
Pas de chèques, pas de lettres de crédit. Je ne veux point avoir
affaire aux banques africaines. Dépêchez–vous, Monsieur Bollot, car
dans trois jours nous partons.
--Nous, vous dites? Et qui donc? Partez–vous en caravane par hasard?
--Nous, cʼest ma mère, Linette et moi. Ma mère ne vieni que jusquʼà
Marseille, dʼoù elle rentre en Italie. Moi et Linette nous allons aux
bords du Sahara, une plage où la vie est très chère.
--Mais vous plaisantez, ma fille! Croyez–vous quʼon tienne cent mille
francs dans son tiroir comme de la petite monnaie?
--Eh bien, vendez, hypothéquez, faites un emprunt, faites ce que bon
vous semble; mais dans trois jours vous aurez lʼobligeance de me
procurer cette somme, pas un sou de moins. Et, à présent, je vous dis
au revoir, cher Monsieur Bollot, parce que, vous voyez cette liste?...
ce sont des commissions que jʼai à faire.
Se ne andò. Jack lʼaspettava con pazienza davanti alla portineria
di Monsieur Bollot. In quegli ultimi giorni la sua poca loquacità
era quasi divenuta un assoluto silenzio. Bluette invece non aveva
nemmeno il tempo di badare alla sua tristezza. Gli parlava come ad un
fratello, raccontandogli tutto quanto passava nel suo tremante cuore.
Jack lʼascoltava con una pazienza irritata, senza guardarla, senza
interromperla; in ultimo concludeva:
--Quand une femme aime un homme, cʼest du temps perdu.
--Quʼest–ce que tu veux dire avec cette remarque très intelligente?
--Je veux dire, Bliouette, que cʼest du temps perdu.
--Tu es un grand philosophe, Jack, un très grand philosophe!
Ma una sera, che stavano come una volta nella sua camera da letto
e, senza pudore verso di lui, Bluette non portava che una sbadata
vestaglia, Jack, dʼimprovviso, tacendo, la rovesciò sui cuscini, e
con la bocca premuta nel tepore del suo collo fece un tentativo quasi
brutale per impadronirsi di lei.
Erano passati lunghi anni, ed egli lʼamava sempre come quando ella
danzava il My Blu, come quando neʼ suoi occhi di Transalpina vʼera
tutta la bellezza disonesta e docile della femmina da piacere.
Ma ora, da lunghissimi giorni, la sua calda gioventù era piena di
solitudine; un vuoto e profondo malessere le correva nel cerchio
delle vene. Sotto quella repentina violenza, da prima ella non capì.
Solamente provava una stordita felicità fisica nellʼessere sopra una
coltre, supina, con un peso dʼuomo che le opprimeva il cuore, il
grembo, il seno, e quasi le chiudeva il respiro al sommo della gola.
Ma poi si ricordò con un brivido che non era il suo amante, anzi
era quasi un fratello, che cercava di offendere la sua rinnovata
castità. Un brusco dolore soverchiò nelle sue vene quella involontaria
tentazione di gioia, e lʼurto fu così ruvido che le parve di ricevere
una ferita, mentre il suo docile corpo di femmina era già immerso in un
principio di voluttà.
Non seppe ribellarsi, non gridò; volse la faccia da un lato, e
supplicava con la voce spenta:
--Ne me fais pas de mal, Jack... tu es mon frère, Jack... tu es mon
frère...
Poi le scoppiò nella gola una convulsione di singhiozzi, e dagli occhi
fermi, quasi morti, le cadevano lacrime brillanti su la spalla denudata.
Egli allora la guardò. La guardò, pallidissimo, con gli occhi bui,
perdendo il coraggio di offenderla. Poichè neʼ suoi chiari occhi aveva
egli pure unʼanima, e non poteva impadronirsi dʼuna donna che piangesse.
Anzi una orribile vergogna lo sopraffece: mormorò a fior di labbro:
--«Excuse–me. Bliouette...»--E scomparve.
Scomparve.
Ella rimase a lungo su quel letto, fra il disordine deʼ suoi capelli,
supina e tramortita.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
In certi casi la bionda Caterina mancava di riconoscenza.
Quando Maurice, maggiordomo impeccabile, terminò di far passare
attraverso il finestrino lʼultima borsa del suo numeroso bagaglio,
mentre al segnale della partenza, il bianco treno della Riviera
stiracchiava le sue lunghe vetture gremite, la sola cosa chʼella seppe
dirgli furono queste parole insufficienti:
--«Ne plôrez pas, mon pôvre Maurice, pour la raison que ze mʼen vais...
Qui sait quʼun zour ou lʼautre ze ne retourne!... Et puis, dans ce
monde, il faut tout prendre avec un pé de philosophie!»
Maurice non piangeva: ma era veramente commosso e non poteva
dimenticarsi lì per lì dʼavere calmati così a lungo i suoi nervi
generosi col servirle in camera ogni sera una tazza di camomilla
profumata.
Il treno frattanto sʼincamminava senza urto su le rotaie luccicanti.
Allora la bionda Caterina incastrò nel finestrino la gagliarda
ricchezza del suo seno classico e sorridendo allʼimpassibile
maggiordomo gli mandò con la punta delle dita un ultimo bacio dʼaddio.
Poi si ritrasse nello scompartimento con un grande respiro di sollievo,
mentre i gentili occhi di Linette la guardavano trasecolati.
--«Tu as un pé de malinconie dans lʼâme, pôvre Bluette!... Et moi
viceversa ze me sens tout–à–fait heureuse de quitter cette ville tant
riche et tant déchantée, qui est, selon ma manière de voir, un immense
bordel...»
Bluette sorrise, tranquilla, sotto il suo buio velo di viaggiatrice. Ma
Linette, che non amava il frasario della bionda Caterina, e sopra tutto
non amava sentir offendere la sua bella Città, con una sottil voce
piena dʼirritazione le rispose:
--Pardon, Madame, je suis Parisienne, moi, et ça me fait de la peine
de vous entendre débiner ma ville, qui demeure sans contredit la plus
belle ville du monde!
--«Oh, la, la!... oh, la, la!... toi tu parles parce que tu as la
bouche, Linetta mia! Quʼest–ce que ça veut dire «la plous belle
ville du monde»? Est–ce que tu as vu les ôtres avant de parler? Non,
natourellement! Tu es une zeune fille sans expérience et tu veux mettre
ta langue un pé partout! Moi, qui pourrais être ta mère, ze dis que
cʼest un bordel! Donc tu peux te fier, parce que ze vois les choses
claires et ze nʼai pas comme qui dirait les tranches de saucisson sur
les yeux!»
--Oui, Madame,--rispose Linette, con una remissività beffarda.
--«Parce que tu dois savoir,--ricominciò la bionda Caterina--que chez
nous, par exemple, il y a moins de belles choses dans le magasins, et
on peut traverser le rues sans risquer dʼy perdre une zambe; mais la
vie dans notre pays est beaucoup plous natourelle, et on nʼest pas
frustes comme de vieilles savates à lʼâge de trente ans! Paris, si
tu regardes bien, cʼest lʼetiquette: mais le bon vin se trouve dans
dʼôtres bouteilles. Cʼest ainsi, Linetta mia! Et souviens–toi que te
lʼa dit Caterina.»
--Oui, Madame,--rispose Linette con un impercettibile sbadiglio.
--«Et toi, par exemple, tu nʼas quʼà regarder ma fille. Quand elle
est venue à Paris, cʼétait un bouton de rose, mais un de ces boutons
de rose quʼon ne cultive pas au Zardin des Plantes, ni pas même à
Saint–Zermain!... Or, tu peux la voir, si elle ne ressemble pas à ces
têtes de cire qui tournent dans les vitrines des coiffeurs. Et puis,
quʼest–ce quʼelle a eu de bon, après avoir été la reine de Paris? Un
pé de galette? Oh, mais diable! les belles femmes en trouvent partout.
Et encore, quoi? Une poignée de mouches!... Viens voir un pé dans
nos villes dʼItalie, toi qui chantes: Ze suis Parisienne! ze suis
Parisienne!...»
--Pour le moment nous allons en Afrique, Madame, et cʼest aussi très
intéressant.
--«Eh, voilà la belle histoire!» Si ma fille en retourne, zʼallumerai
trois chandelles à la Madone! Cʼest encore un cadô de Paris ce mal de
ventre dont elle est amoureuse! Car, si elle lʼavait trouvé chez nous,
ze parie ma tête quʼelle lʼaurait envoyé se promener, lui et sa Lésion
Etranzère! Mais à Paris cʼest très chic dʼavoir des béguins pour des
gigolos qui ne valent même pas un sou troué du Pape!
Bluette, con gli occhi affascinati, guardava la veloce campagna sparire.
Adesso Parigi la Stupenda era già dileguata nel suo vortice di
balenante atmosfera; incominciava senza confine il verde miracolo della
terra di Francia.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
--Addio, addio mammina...--ella gridò ancora una volta, sporgendosi
dallʼalto parapetto, mentre il piroscafo partiva.
E le mandò quel saluto con la sua voce che più non poteva essere udita,
con gli occhi suoi di fanciulla chʼeran pieni di lacrime, con la sua
lunga sciarpa di velo che il vento sbatteva in ogni senso come una
fragile bandiera.
E la bionda Caterina rimase lì, sul molo de la Joliette, sperduta,
immobile, quasi brutta, quasi vecchia, mentre vedeva lʼunica sua
figlia perdersi, confondersi, nelle azzurre distanze del mare.
In quel momento si ricordò più che mai dʼaverla portata nel grembo,
dʼaverle dato queʼ suoi dolcissimi capelli biondi.
Il pomeriggio assaliva con fulgori pieni di veemenza il marmo e
le cupole della trionfale Marsiglia. La città rapace, straricca e
splendida, pareva che tenesse alla catena il suo folto naviglio come
una dormente muta di cani da preda, velocissimi.
Il grande piroscafo della «C.ͥ ͤ Transatlantique», descrivendo unʼagile
curva sotto i lunghi vortici di fumo delle due ciminiere, usciva nel
mare libero cantando a sibili di sirena. Ma la buona madre non poteva
muoversi da quellʼasfalto luminoso e nero, in cui le pareva di sentir
giungere il movimento ritmico del mare. Intorno a lei si pigiava la
folla irrequieta, si accatastavano mucchi enormi di mercanzie; le
bestemmie dei facchini scandivano il tuffo di qualche remo; lʼacqua
sudicia gorgogliava contro le fondamenta, senza rumore dʼonda. Si
alzavano grosse nuvole torbide, come per lo scoppio dʼuna mina, laggiù,
presso i doks, ove i bastimenti fuligginosi rovesciavano valanghe di
carbone.
Ma questa povera bionda Caterina, che si era creata con le malizie di
Parigi una canonicale gioventù, non vedeva che il lontano piroscafo di
Bluette camminare nellʼinfinito con una scìa di sole.
Un trattenuto singhiozzo le gonfiava il suo classico seno, e con gli
occhi fermi, coʼ labbri chiusi, piangeva solitariamente.
Le grosse zanzare di Marsiglia fecero intorno a lei tanto rumore, che
dʼun tratto la destarono.
--«Zout!--esclamò ella, con un oltraggio estremo alla favella
repubblicana;--zʼai le mal de mer à force de plôrer... Couraze,
Caterina!»
E tornò indietro passo passo, con la fronte china, finchè si risolse a
prendere una carrozzella.
Il suo treno partiva qualche ora dopo; non le rimase nemmeno il tempo
di conoscere la galanteria dei Marsigliesi.
E fu certamente un grande peccato.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
Ora il piroscafo andava tra stelle, solcando la chiara notte
mediterranea con un calmo rumore di velocità.
Bluette guardava quel mare, chʼegli pure aveva guardato.
Così curvo era il firmamento che non si poteva nemmeno discernere
quali stelle fossero nel cielo e quali navigassero nella cosparsa onda
lontana. LʼAffrica invisibile mandava già il suo profumo di terra calda
e barbara nel tremante spazio. Si sentiva il deserto respirare nella
notte piena di fertilità.
Le azzurre isole Baleari galleggiavano come grandi giardini marittimi,
gonfie di vegetazione, ravvolte in nuvole dʼoscurità e di profumo.
Palma di Maiorca, ubbriaca delle sue rose, dormiva nel profondo
semicerchio della sua baia notturna, tra un fantastico brulichìo di
luci tremule, che si appendevano alla costa come leggere ghirlande.
Era già il mattino, quando apparvero, confuse nei vapori distanti,
le cime della Grande Kabylia, nuvolosi vertici della baia di Algeri.
Poi, lentamente, questo grande anfiteatro apparve, sotto le raggiere
del sole nascente, chiuso allʼestremo confine dalla barriera ciclopica
della Kabylia e dellʼAtlante.
Bluette guardò con gli occhi pieni dʼaurora, e guardando baciò con
lʼanima sua dʼinnamorata quella terra stupenda che appariva.
Le montagne di Buzarea scagliavano alta nellʼazzurrità la cattedrale
di Notre–Dame dʼAfrique. Laggiù, con i suoi mille vertici, brillava
la capitale moresca del Mediterraneo, lʼantica emula di Cesarea, la
schiava di Pedro Navarra, quella per cui pianse il Doria le sue belle
armate, Algeri la sempre invincibile, Algeri la stupenda corsara.
Simile ad una immensa gradinata di marmo bianco, si sciorinava e
scendeva in un delirio di luce verso il mare indolente. Sul più alto
gradino, la Kasba fanatica dei vecchi sovrani Berberi scintillava
traverso la lontananza come un incendiato palazzo di cristallo. E
Bluette vide, su le ovali colline di Mustafà, stendersi la pigra
dominazione della città europea, che uccise ormai per sempre il vecchio
labirinto, il leggendario mistero della città mauritana. La neve
dellʼalto Djurjura pareva dʼuna bianchezza inverosimile in quel colore
di deserto.
Era un sogno, e Bluette sentì con lʼanima sua dʼinnamorata che stava
per entrare nellʼincantesimo di una grande poesia.
Era la piccola ballerina di Parigi, che andava in cerca del suo amante,
laggiù, verso le montagne azzurre della Grande Kabylia, nel sole del
continente vertiginoso, nel rosso delirio dellʼAffrica satura di
malefizio e di voluttà.
Essa lʼaccoglieva, le veniva incontro con una sua città sfavillante,
che pareva il giardino estremo di Parigi; eppure lì, davanti a quel
porto, sul limitare di quel mondo, la vita cambiava colore.
Vʼerano ancora i sontuosi edifici dʼEuropa, le formicolanti corsìe,
i viali percorsi da filari dʼalberi, gettati come larghi nastri
sul pendìo delle colline; vʼerano ancora, di là dai sobborghi, le
rotaie luccicanti, percorse dal fumo delle vaporiere. Ma ella sentì
con lʼanima sua dʼinnamorata che in questa indomabile terra, in
questʼAffrica ove cʼè ancora la distanza, ogni strada poteva chiamarsi
veramente una strada, poichè tutte camminando si perdevano, svanivano,
parevano andare non verso un luogo ma verso lʼinfinito, verso quel
pericolo chʼè il solo confine delle strade:--la Distanza.
Bluette sʼincamminò dietro la gente che a lunghe ondate sʼincanalava
per la scala montatoia. I suoi grandi occhi azzurri guardavano lo
spettacolo della Jetée Kheïr–ed–Dine con una specie di cosciente sogno.
Di là il mare continuava, con lampi di sole, verso lʼAffrica più
lontana.
Ed era verso quellʼAffrica più lontana che la piccola ballerina di
Parigi doveva inoltrarsi, portando il suo cuore lieve, ma intenso e
profumato come la musica del My Blu. Era nel sole della grande Affrica
barbara chʼella doveva immergere, come in un bagno estenuante, la sua
carne incipriata. Ella pure, la piccola ballerina di Parigi, aveva un
errante sogno da portare nel deserto, verso le montagne azzurre della
Grande Kabylia, verso i fermi uragani di sole che devastano il Tropico
senza tramonto.
Algeri, sollevata nel tremolio del grande incendio pomeridiano,
sciorinava il suo bianco splendore su lʼanfiteatro del golfo, dalle
cave del Marmo di Bab–el–Oued sino agli ulivi antichi dei giardini
di Mustafà. Quasi verticale nello spazio, Fort–lʼEmpereur vegliava
inespugnabile su quellʼimmenso ventaglio di edifici; la moschea
di Djama–Djedid, lʼ antichissima di Djama–Kebira, le zauie di
Mohammed–ech–Chérif, di Safir e di Sidi–Ramdane, raccoglievano in sè
tutta la luce di quellʼaria maomettana, ove usurpavano cielo senza
mandare un lampo le obese cupole cristiane di San Filippo e di Santa
Croce.
Bluette guardò con lʼanima sua dʼinnamorata quel prodigio nuovo per
i suoi occhi, mentre, un poʼ stordita, un poʼ ebbra, si lasciava
portare dalle ondate di gente, fra cui suonavano le sillabe aspre
del linguaggio arabo, le orientali cadenze, le sonorità impure del
francese dʼAlgeria. Davanti aʼ suoi occhi ferveva con una specie di
trepidazione solare lʼintensa vita marittima della capitale dʼAffrica,
mentre, percorsa in ogni senso dalle fiumane di tutti i boulevards,
la grande piazza del Governo, pavimentata di fiamma, brulicava,
squillante, scintillante, sollevando nel rettangolo degli edifici ad
archi la statua equestre del Duca dʼOrléans. Da un lato sʼalzavano
come ruderi dʼuna fortezza di macigno i dirupi turchi del vecchio
porto dʼAlgeri, gli spalti e le darsene che scoscendono lʼaspra isola
dellʼAmmiragliato; di là correva, leggero come un nastro galleggiante,
il molo di Kheïr–ed–Dine.
Egli pure aveva camminato su quellʼasfalto lampeggiante, aveva guardato
Algeri splendere in una intensa nuvola di sole. Come lei aveva quasi
rasentato gli scafi degli enormi transatlantici, le prore dei navigli
da guerra, per scendere verso la stazione dellʼAgha, ove il treno di
Orano attende lʼora di avventarsi, lungo i giardini dei sobborghi,
nella grande Algeria.
E partì.
Partì con lʼanima sua dʼinnamorata verso lʼimmobile Affrica rossa,
piena di silenzio e di vertigine, ove anche lʼanima sʼincendia in un
terribile delirio di sole.
Partì.
Era un giorno gagliardo e scintillante: su tutte le cose immerse
nellʼaria pareva che tremasse una invisibile maglia dʼoro. I giardini
dei sobborghi bruciavano come incensieri, mandando larghe vampe di
profumi tropicali. La città si dibatteva con fragore sotto la potenza
incendiaria del sole. I cantieri dʼEuropa, le ciclopiche officine degli
uomini bianchi, depredavano, pazze di fatica e dʼavidità, la ricchezza
barbara del continente affricano.
Poi Algeri scomparve. Su la pianura immensa della Mitidja la velocità
silenziosa del treno spargeva un insostenibile tremolìo. La piana di
Algeri camminava, come un mare prosciugato, verso lʼazzurro Atlante di
Blida. Il sole bruciava da venti secoli sul leggendario Sepolcro della
Cristiana.
Bluette non parlava. Una tristezza grande, inesprimibile, un senso
luminoso di sperdimento, pesava su la sua dolce anima.
Qui la distanza era veramente la Distanza. Qui le strade potevano anche
non arrivare mai.
E si sentiva da lui più lontana che non le fosse mai sembrato nelle vie
di Parigi, quando sʼincamminò. Il fascino dellʼAffrica la tormentava,
le penetrava nellʼessere come una terribile magìa.
Poi cominciò a cadere il giorno. Fu per tutto lʼinfinito una veemente
sollevazione di colori. Lʼanima delle cose rutilava; tutto splendeva;
splendevano perfino i rumori.
Abbandonò il capo allʼindietro, chiuse gli occhi, sognò. Adesso era
perduta; una irremissibile velocità la portava per lʼAtlante azzurro,
fra tempeste di luce, verso il deserto disperato. Adesso non era più
lʼinnamorata ballerina di Parigi, ma una piccola nomade in balìa
dellʼinfinito, che andrebbe dove andavano le strade, senza potere forse
mai più, mai più, giungere alla sua meta.
Ogni tanto, quasi per riafferrarsi alla realtà, metteva una mano fra
le mani di Linette, che le stava presso, ed in silenzio lasciavano
entrambe che il treno portasse nellʼesilio, nel grande pericolo della
strada, la loro indifesa gioventù.
Ora la montagna dʼAtlante saliva in ripide petraie deserte, con qualche
profumo dʼaranceto intorno ai gourbis degli indigeni.
La voce montmartrese dello sbarbato maggiordomo passava per la terza
volta nel corridoio, ripetendo a tutti gli sportelli:--«Messieurs,
Dames, le dîner est servi!... Messieurs, Dames, le dîner est servi!...»
E nellʼAffrica della Terza Repubblica saltavano, sotto lʼunghia dʼun
arabo, tra i fuochi della incendiata notte mauritana, i vivi turaccioli
del vino di Sciampagna.
[Illustrazione: DECORAZIONE]
--Eh bien, Linette, puisque nous sommes tout près dʼOran, il ne nous
reste plus quʼune heure et demie environ de chemin de fer jusquʼà
Sidi–bel–Abbès. Pense donc, ma Linette, si nous sommes près de lui! Mon
cœur tremble comme lʼamorce dʼun pêcheur à la ligne. Quʼest–ce que tu
en dis, Linette?
--Que dire, Madame? Je croyais qui il y avait des chameaux et des
caravanes, en Afrique... Mais je vois quʼil y a des trains de luxe
comme sur la Côte–dʼAzur. Alors, voyez–vous, jʼen suis tout de même
désappointée.
--Cela vient de ton ignorance, Linette. Car, si tu avais étudié un peu
de géographie, tu saurais que lʼAlgérie nʼest plus un pays nègre et que
Oran est un des ports les plus commerçants de la Méditerranée. On mʼa
dit que cʼest très chic dʼaller prendre les bains de mer sur la plage
de Sainte–Thérèse. Et réellement on a collé partout les réclames de
cette plage.
--En fait de réclame, ce Felix Potin est extraordinaire! Jʼai vu
son boniment dans plusieurs petites gares, où il nʼy avait que des
charbonniers.
--Quʼy a–t–il dʼextraordinaire, Linette? Cʼest sa façon à lui de
coloniser les gourbis. Mais regarde donc! Cette grande ville toute
ensoleillée, qui se deploie comme un large manteau fauve, cʼest bien
Oran, si je ne me trompe. Nous y serons dans quelques minutes. Dieu,
quʼil fait chaud! Assieds–toi, Linette, et prends mon nécessaire sur
tes genoux. Je vais me passer un peu dʼEau de Cologne sur les tempes,
un peu de poudre sur la figure, car je me sens horrible!
--Vous devez être bien fatiguée, Madame, si jʼen juge par moi–même.
--Fatiguée, Linette? En bien, non! Ce nʼest pas le mot. Je me sens
grise... tout à fait grise... et pourtant je pourrais aller bien plus
loin encore, sʼil le fallait. Tu viendrais aussi, nʼest–ce pas, Linette?
--Sans doute, Madame.
--Pense donc! Une heure et demie de chemin de fer, puis cʼest
Sidi–bel–Abbès, cʼest sa caserne, cʼest lui!... Je le verrai ce soir,
Linette... Ah, mon Dieu, quand jʼy pense, il me semble que mon cœur
étouffé nʼaura plus la force de battre...
--Assez de poudre, Madame! Par cette chaleur, il ne faut pas en mettre
tant que ça.
--Suis–je très décoiffée?
--Ça dépend; pour lʼAfrique cʼest tout ce quʼil faut.
--Et, dʼailleurs, je me voile. Je me sens déjà très musulmane... Comme
cʼest bête de traverser un si beau pays et de ne rien voir. Mais, au
retour, puisque nous serons avec Laire, nous prendrons notre revanche.
On ira partout voir les mosquées et les danseuses arabes. Je suis très
curieuse de ces femmes, qui doivent être savoureuses et imprégnées de
soleil comme des dattes mûres. Je tʼen prie, Linette, ne perds pas le
sac où nous avons toute notre fortune. Que deviendrions–nous, si, aux
bords du Sahara, nous restions sans galette?
--Je parie que Madame saurait très bien se tirer dʼaffaire même en
Afrique.
--Crois–tu?
--Mais, oui. Madame! Cette Algérie, après tout, nʼa lʼair que dʼun
faubourg parisien, et il y aurait toujours pas mal de messieurs qui
vous trouveraient belle...
--Cʼest que tu ne te doutes pas combien jʼai peu envie de lʼêtre,
ma petite Linette! Et tu ignores sans doute quʼen disant cela tu
me froisses... Je ne suis plus celle dʼautrefois, et je deviens
étrangement pudique...
--Mais vous nʼavez pas remarqué, Madame, ces trois ou quatre voyageurs
qui nʼont cessé de se promener dans le corridor en fumant de gros
cigares?
--Tu leur plaisais, Linette! Voilà ce que je suppose.
--Oh, oui, cʼest bien la peine que vous vous moquiez de moi, Madame!
--En tout cas prépare les cent sous que nous donnerons à lʼemployé du
wagon–lit, car nous serons bientôt en gare.
--Hélas, Madame!... cʼest très ennuyeux de se remettre tout de suite
dans un train, par cette canicule.
--Sais–tu ce quʼon pourrait faire? Une heure et demie de chemin de fer,
cela fait à peu près soixante–dix ou quatre–vingt kilomètres ce nʼest
pas beaucoup plus loin que la Forêt de Fontainebleau... nʼest–ce pas?
--Moi, Madame, je mʼy perds avec les distances. Je sais que pour y aller
il faut bien disposer de tout son Dimanche.
--Eh bien, je suis certaine quʼil nʼy a pas plus de 80 km. jusquʼà
Sidi–bel–Abbès. On me lʼa dʼailleurs dit chez Cook.
--Très bien. Mais quelle importance cela a–t–il, Madame, quʼil y en ait
quatre–vingt plutôt que cent?
--Une très grande importance, Linette. Car, sais–tu ce que nous allons
faire? Au lieu de nous remettre dans un train asphyxiant, nous allons
descendre dans un bon hôtel, prendre un bain tiède et parfumé, dont
je raffole;--toi aussi, Linette, tu vas prendre un bain à lʼEau de
Lavande,--puis on se reposera, on se rhabillera avec du linge frais, on
déjeunera au restaurant pour voir les têtes de ces Français dʼAfrique,
et pendant ce temps le portier se chargera de nous louer un auto
dans un garage, afin quʼil nous mène à Sidi–bel–Abbès par la route
nationale. On prendra lʼair et on verra le paysage. Quʼen dis–tu,
Linette?
--Je dis que ce serait fort joli. Mais, dʼabord, est–ce quʼil y a
seulement une route?
--Que tu es étourdie, Linette! Comment veux–tu quʼil nʼy ait pas de
route où il y a un chemin de fer?
--On ne sait jamais, en Afrique... Et puis, ça doit coûter bigrement
cher! Puisque nous avons nos billets jusquʼà Sidi–bel–Abbès...
--Voyons, ce sera comme partout: un franc le kilomètre. Quatre–vingt
et quatre–vingt ça fait cent soixante; il faut compter en plus la
sortie du garage et le pourboire du chauffeur. Si le portier nʼest pas
un voleur, on doit sʼen tirer moyennant une dixaine de louis. Jʼen
donnerais bien cinquante pour le revoir un quart dʼheure plus tôt!
--Je vous dis, Madame, que nous sommes en terre noire et quʼil ne faut
pas gaspiller lʼargent. Je serai tout de même heureuse comme un poisson
en me plongeant dans la baignoire!
--Donc, cʼest tout décidé. Dites–moi, monsieur le contrôleur, quel est
le meilleur hôtel dʼOran?
--Le Continental, Madame. Quoique le Victor et le Royal ne lui cèdent en
rien.
--Merci. Jʼirai au Continental. Mais, diable! vous avez des moustiques
effroyables dans ce beau pays!
--Eh, oui, Madame!... Sans compter quʼils sont très malins; rien ne les
attire comme le parfum dʼune Parisienne!...
[Illustrazione: DECORAZIONE]
Ed ora la strada volava, arida e libera, impetuosa come la felicità.
Orano moriva distanziata, in una grande burrasca di nuvole dʼoro, sotto
la erta sottile montagna di Santa Cruz, che pareva simile ad un albero
di prua.
Imbevute, sature di splendore, passavano le vigne rossastre del
Tlelat, i lauri–rosa che fioriscono su le pendici del Téssala, gli
sbarramenti agili che ritardano il mare ai leggeri e veloci fiumi
discesi dallʼAtlante. Passava, iridata e sfarzosa come la stoffa dʼun
telaio arabo, la bella campagna dʼAlgeria, che il sole impregna dʼuna
rutilante fecondità. Passava, sollevata e quasi tremula nello sfarzo
dellʼestremo pomeriggio, lʼanima della terra interna, che si avventa
bruciando verso la disperazione, laggiù, nellʼinfinito oceano di sole,
dove le strade bianche dellʼuomo, come riviere morte, si disperdono
sotto il furore della vampa, nella perduta vastità.
Ed ella respirava con una specie di ubbriacamento quellʼaria un poʼ
drogata, che la terra calda mandava ogni tratto contro le sue narici
avide. Rannicchiata nel profondo sedile di cuoio, si lasciava portare
dalla velocità come da una potenza gioiosa che le carezzasse tutta
la persona. I semicerchi dʼoro delle sue lunghe ciglia tremavano di
leggerezza e di piacere, mentre, nellʼurto dellʼaria, come in un sogno
estatico vedeva la celere campagna e lʼincendiato orizzonte sparire.
Nella disperata serenità il sole pericolava su lʼinvisibile deserto;
le case arabe scomparivano, quasi cancellate nel furore della luce: le
palme sembravano ravvolte sino al vertice nella spirale di una nuvola
bionda. Si sentivano le ruote sobbalzare, volando, su la terra battuta.
Un non so che di rosso, di angoscioso, di barbaro, entrava nello
spirito azzurro della piccola ballerina di Parigi: era il delirio
dellʼAffrica, il vertiginoso malefizio della terra lampeggiante.
Mimi Bluette! Mimi Bluette!... Era stata la bellezza e la musica sui
palcoscenici della Capitale; aveva regalato la sua nudità cosparsa
di brillanti ai teatri della città notturna, ove una danza impudica
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