taire. --Mais enfin... je tʼavoue, Jack, que mon seul chagrin est de ne plus danser. --Et pourquoi ne dansez–vous pas? --Ça lui ferait de la peine... Il est très jaloux. --Cʼest ridicule. --Non, cʼest juste. Il y a des choses que tu ne peux pas comprendre. Parce que ton cerveau à toi, Jack, on te lʼa fourré dans les pieds. Il te sert à bien danser, mais non pas à être un psychologue. --Il faut voir si cʼest la psychologie ou bien la danse qui a le plus de valeur. Ecoutez, Bliouette; jʼai une question à vous poser. --Pose–la. --Vous mʼavez dit quʼil nʼa jamais voulu mettre les pieds chez vous... Pourquoi? --Pourquoi?... Mais cʼest très simple! Il mʼa dit quʼil préfère mʼavoir chez lui, quoique son petit appartement soit beaucoup plus modeste que le mien. --Oui; et la raison? --Mais je viens de te la dire la raison! Est–ce que tu es sourd? --Vous mʼavez dit que chez lui cʼest plus modeste; vous ne mʼavez pas expliqué la raison qui lʼempêche de venir ici. --Dieu, que tu mʼénerves, mon petit!... Mais la raison est très simple! Cʼest parce que, chez moi, il faut croire quʼil ne se trouverait pas à son aise. Toi, chez moi, tu te trouves à ton aise... et la preuve cʼest que tu mʼécrases mes velours, tu mʼempestes lʼair, tu vas me brûler quelque chose tout à lʼheure... Lui, au contraire, pas. Est ce que tu comprends? --Ahô... je ne comprends rien. --Zut alors! Et cʼest pourtant si simple! Ecoute–moi, Jack. Tâche dʼêtre aussi intelligent que possible; je vais tʼexpliquer. Lui, dʼabord, nʼest pas un homme comme tous les autres... --Non? Quʼest–ce quʼil est? A–t–il quelque chose qui lui manque? --Ne fais pas de lʼesprit, Jack? Toi, qui es si adorablement stupide, nʼessaye pas dʼêtre un homme spirituel, pour lʼamour de Dieu! Dʼailleurs je te préviens quʼil est très beau, dʼune beauté vraiment noble; cʼest un de ces hommes qui forcent le monde à retourner la tête lorsquʼils passent. --On me lʼa dit. --Tiens! On te lʼa dit? Jʼen suis très satisfaite. Et, avec ça, il nʼest pas comme tout le monde; il a ses idées. Quand il dit:--Je ne veux pas telle chose,--il ne la veut pas. Cʼest très simple... Me suis–je expliquée? --Peut–être. --Mais comment peut–être? Attends... Ne siffle pas. Est–ce la musique du Byrigo, ce que tu siffles? --Yes: Byrigo–step. --Très joli. Je devine par là comment tu le danses... Mais, avant tout, je tiens à te faire comprendre la raison qui lʼempêche de venir ici. Ma maison, et tout ce quʼil y a dedans, mʼa été donne par des amants... Tu saisis? --Ahô... ce sont des admirateurs de vos danses. --Parfaitement. Mais lui, comme il est très fier, comme il est dʼune fierté aveugle, ça le gêne, ça lʼénerve... en somme il nʼy vient pas! --Et cʼest lui qui vous a raconté cette bonne blague? --Tu mʼembêtes, Jack! Oui, tu mʼembêtes prodigieusement! --Votre caractère est devenu très mauvais, Bliouette. --Eh bien, je tʼavoue que ce nʼest pas lui... non, ce nʼest pas lui qui a trouvé ces prétextes, car, en somme, nous parlons très peu de ces choses. --Alors cʼest votre imagination? --Voilà, mon imagination. Mieux encore: ma certitude. Je me suis dit: «Comme il ne doit pas être riche, et que moi je suis très riche, comme il ne doit pas être heureux et que moi je suis très heureuse, comme...» Oh, mais, après tout, à quoi bon gaspiller tant de mots pour te faire comprendre une chose si claire? --Jʼai compris. --Tu as compris? --Yes. --Alors tu es plus intelligent que moi; car moi, je te lʼavoue, jamais je nʼai pu rien comprendre à toute cette affaire! --Bravo Bliouette! Vous nʼavez jamais été logique, et cʼest là votre charme! --Ne ris pas, Jack. Ce ne sont pas des choses dont on puisse rire. Sache bien que toute logique nʼest en générale que de lʼartifice. Moi je me contredis parce que je suis sincère. Il nʼy a rien de plus illogique, de plus contradictoire, que la sincérité. Lui il mʼaime et moi je lʼaime; cela est vrai. Tout le reste nʼa pas dʼimportance... Quoi? Tu siffles toujours? --Yes: Byrigo–step! [Illustrazione: DECORAZIONE] Byrigo–step. Una maniera nuova di mettere i piedi sul pavimento e di musicare il proprio equilibrio facendo un poco di poesia con la suola delle scarpe. Questa non è soltanto la definizione dʼun ballo; è anche la definizione di tutti quei tentativi che lʼuomo fa per andare a tempo con la vita. Il ballo diverte, perchè si crede vi sia qualche importanza nel concordare un movimento con un suono, come si crede vi sia qualche verità quando si ottiene che le lettere dellʼalfabeto sembrino andare a tempo con lʼinconoscibile. Certamente nel pensiero dellʼuomo vʼè un desiderio di musica, un desiderio di poesia; e questo bisogno, in fondo, non è che tendenza verso il limite. Ma nella vita reale cʼè soltanto quella musica, quella poesia, che tale può essere per le forme inferiori del pensiero. Lʼuomo di vera intelligenza perde la strada e sorpassa lʼumana poesia. Quando è giunto a possedere la conoscenza, lʼuomo vede con elementare chiarezza come lʼinvenzione di un nuovo ballo e quella dʼuna metafisica nuova rappresentino pressʼa poco la stessa incongruenza. In questʼultima è il pensiero che cerca nuovi equilibrii, nellʼaltra è lo scheletro: ma in ogni caso, per dar valore allʼuna ed allʼaltra, bisogna cominciare con ammetterne lʼimportanza intrinseca, ossia dimenticare in entrambe la loro fondamentale comicità. È difficile ritenere che un sistema filosofico, un libro di giurisprudenza od un poema epico siano cose molto più serie che il Byrigo–step. Questo a noi «sembra», perchè siamo impigliati ancora dentro i nostri sistemi, i quali non son altro che piramidi e labirinti e circoli di lettere dellʼalfabeto. Lʼápice dei sensi, che lʼuomo propaga fuori di sè, ha nome fantasia. Ma per alcuni uomini viene un momento in cui la fantasia stessa, come un decrepito albero, sʼinaridisce. È stanca dʼinventare la bellezza delle cose che non ne hanno alcuna, è stanca di ammettere con dogmatica fede lʼimportanza di tutto quello che non è. Si spegne. Il colore vola via, dal mondo, come da unʼacqua morta il colore del sole che tramonta. Lʼinfinito si rabbuia e si ferma: è il crepuscolo, muore la fantasia. Allora, sui nervi saturi, non hanno più vigore gli afrodisiaci spirituali che servono per propinare allʼuomo le innumerevoli menzogne della vita; e soltanto la comprensione dòmina su tutte le facoltà dellʼessere, la comprensione arida e sarcastica, il riso buio dellʼintelletto che ha sorpassato lʼideale. Ma riesce assai difficile spiegare, a chi non lo provi, questo senso di fredda ilarità che allora comunica lo spettacolo del mondo. Riesce difficile, poichè, per intenderlo, bisogna disubbriacarsi, bisogna liberare il proprio cervello, i propri sensi, dal fumo di tutte le droghe artificiali che impediscono allʼuomo di essere formidabilmente semplice. Il senso critico distrugge la vita. Byrigo–step. [Illustrazione: DECORAZIONE] Il giorno 31 del mese, alle ore cinque precise, come di consueto apparve il cronometrico Monsieur Bollot. Soffiava un poco dʼasma senile quando, su la mensola dellʼanticamera, depose la venusta cartella di cuoio sbiadito. Quella sua bella faccia da notaro della Reggenza, con i baffi ed il pizzo da vecchio moschettiere, una capigliatura dʼargento che si gonfiava sotto lʼantiquata solennità del cappello a mezza tuba, la sua faccia piena di grinze, ma dove ancora brillavano i colori della gioventù, sorrise familiarmente alla bionda leggiadria di Linette, cameriera dalle calze di voilé, che si affaccendava per liberarlo dal soprabito. --Bonjour, ma petite! Un vent dʼAvril qui aigrit mes rhumatismes! A la bonne heure, Linette!... si je nʼétais pas si vieux, jʼaimerais encore bien vous conter fleurette.. --Mais vous nʼêtes pas si vieux, Monsieur Bollot! Au contraire, vous avez une mine superbe aujourdʼhui. --Des compliments! toujours des compliments! Ça fait plaisir quand même. Enfin!... comment va Madame? --Madame est en ville. Mais je suis sûre quʼelle rentrera bientôt. Elle est sortie après le déjeûner, en me disant:--Aujourdʼhui, à 5 h., Monsieur Bollot viendra. Si par hasard je tarde, il faudra le prier de mʼattendre. --Cʼest ça; nos attendrons. Pour abréger lʼattente nous allons faire un bout de causette, à nous deux, dans le salon. --Avec plaisir, Monsieur Bollot. Jʼai même bien envie de vous dire quelque chose. --Oui? Dépêchons–nous alors... Prese la cartella, i guanti, e camminò a piccoli passi, con quella particolare oscillazione dʼequilibrio che hanno i vecchi ed i bambini. Un sole dʼoro fiammeggiava sui mobili della sala di Bluette. --Dʼabord, voici: ce sont vos gages,--disse il vecchio amministratore, frugando nelle tasche della sua rigonfia cartella.--Vous y trouverez aussi vos étrennes pour Pâques: cʼest un petit cadeau que je vous fais personellement, et cela nʼa rien à voir avec les étrennes que vous recevrez de Madame. --Je vous remercie infiniment, Monsieur Bollot. --Il nʼy a pas à me remercier. Cʼest pris sur les économies de lʼadministration, et, puisque vous êtes si fidèle, cʼest bien juste. --Vous me faites rougir, Monsieur Bollot!--esclamò lʼincipriata Linette, nascondendo il denaro nella tasca del suo fino grembiule di pizzo. --A présent nʼoubliez pas que jʼaime boire un petit verre de Kümmel en arrivant, un autre en mʼen allant. Versez–le moi, Linette, et causons. Con le sue dita color dei gelsomini, Linette gli pose accanto il lieve calice del suo liquore preferito. Mentre girava intorno a quella sorridente canizie, lei coʼ suoi capelli biondi, lui con il suo pizzo da bianco moschettiere, apparivano entrambi così gentili, così onesti, che il vederli faceva ripensare a quelle buone vecchie stampe di cento anni fa, che illustrano con tanto garbo le indiscrete pagine dei galanti novellieri francesi. --Ce que jʼai à vous dire, Monsieur Bollot, est très court. Vous savez que jʼaime Madame plus que moi–même... --Oui, je le sais, Linette. --Eh bien, Monsieur Bollot, vous êtes le seul homme quʼelle respecte et que parfois elle écoute. Je vous en prie, faites quelque chose pour lui ouvrir les yeux, pour lui rendre sa raison... car je vous assure que Madame est devenue folle! Il vecchio amministratore impiegò qualche tempo prima di rispondere; poi depose il bicchierino di néttare, asciugandosi con accuratezza le labbra inumidite. --Nous le savons, Linette. Et tu penses bien que nous lui avons déjà dit notre avis. Quoique, pour être juste, cet homme nʼentame pas sa fortune. Cet homme, --Cʼest beaucoup, en tout cas, Linette. Car cela est indéniable. --Peut–être, bien, Monsieur Bollot. Mais lʼéconomie nʼest pas tout en ce monde. --Cʼest beaucoup, en tout cas, Linette. Car cela montre quʼon a de lʼordre dans lʼâme. Mais pourquoi tʼaffliges–tu tellement? Que ce soit lui ou un autre, est–ce que ce nʼest pas la même chose? --Du tout, du tout, Monsieur Bollot! Et je vous affirme quʼun de ces jours il va se passer quelque chose de très grave. Jʼen suis certaine. Voyez vous, Monsieur Bollot: les autres étaient presque toujours des gens très comme il faut; il étaient, parfois ses caprices, parfois ses habitudes ou ses devoirs: jamais rien de sérieux en tout cas; ce que chaque femme comme elle doit avoir... des amants, en somme! Elle ne les aimait pas du tout, cʼétaient eux qui lʼaimaient. Tandis quʼelle est folle de celui–ci. Je vous dis, Monsieur Bollot, quʼelle en est folle! Et pas du tout heureuse par dessus le marché! Il bicchierino di Kümmel tremava leggermente fra le dita bianche di Monsieur Bollot. --Est–il peut–être méchant avec elle? --Que sais–je? Depuis que Madame fréquente ce Monsieur, je puis vous dire quʼelle nʼest plus la même femme. Arrachez–la de cet homme, Monsieur Bollot! Faites–lui violence, vous qui le pouvez, mais emportez–la très loin, très loin, car un de ces jours il va se passer, jʼen suis certaine, quelque chose de très grave... --Quoi, par exemple? --Que sais–je? Un malheur sans doute. Cet homme, je ne lʼai vu que de loin, et en cachette, puisque vous savez peut–être que jamais il ne vient ici. Sa figure ne me dit rien de bon. Cʼest une de ces têtes, Monsieur Bollot, qui ont quelque chose de beau et de redoutable. Moi, voyez–vous, ça ne mʼétonnerait guère si un matin je voyais paraître cette tête–là dans les journaux, à la place où lʼon fait le récit des crimes... --Oh, oh, comme tu y vas, Linette! --Cʼest mon avis. En tout cas je nʼexagère pas en vous disant que Madame y perd sa santé et sa carrière. Quant à lʼargent, Monsieur Bollot, il peut se faire quʼil file aussi, comme tout le reste. --Nous lui parlerons... nous lui parlerons... calme–toi, Linette! --Tenez, Monsieur Bollot: depuis que cet étranger à pris place dans notre vie, la maison nʼexiste plus. Toujours vide, toujours morne. Madame passe avec lui toutes ses journées; elle ne rentre que pour se changer de robe, et sʼen va de nouveau jusquʼau matin. Elle a maigri terriblement, Monsieur Bollot, et quand je lui fais son bain, ce nʼest plus elle. Madame Catherine aussi prépare ses malles tous les trois jours, puis elle les défait. Pauvre femme! Elle non plus nʼa pas le cœur tranquille. Personne à présent nʼose mettre les pieds chez nous. Le seul qui vient encore de temps à autre, et qui lʼattend de longues heures, cʼest ce pauvre Jack... vous savez bien, son danseur dʼautrefois. Nous causons, nous causons, lui et moi, dans la garde–robe ou dans la véranda, parce que lui il fume dans sa pipe un tabac qui sent très fort. Ce pauvre Monsieur Jack!... Si vous saviez comme il est gentil. Des fois nous en avons tous les deux les larmes aux yeux... Il vecchio Monsieur Bollot, preso lui pure dalla commozione, guardava con fissità le ultime gocce del liquore nel lieve calice di fino cristallo. Poi si raschiò la gola, e disse unʼaltra volta: --Nous lui parlerons, Linette, sois tranquille. Questo «nous», chʼegli adoperava con pompa nella sua dolce umiltà, era una specie di abitudine professionale, che sembrava ravvolgere il suo cuore di padre nella toga del giurisperito. --Il ne suffit pas de lui parler, Monsieur Bollot. Car elle vous ferait, avec plus de politesse, la même réponse quʼà moi: «Fiche–moi la paix, Linette!» Alors cʼest de lʼénergie quʼil faut avec elle, ou bien de la ruse... oui, Monsieur Bollot, de la ruse! Vous, qui êtes si instruit et si bon, faites–lui comprendre sa folie, trouvez un moyen quelconque pour la remettre dans le droit chemin. --Par exemple? --Eh bien, dʼabord, vous pourriez essayer de la raisonner, comme vous le faites parfois, dʼun ton paternel. Je lʼai vue souvent devenir un peu pâle et se mordre la lèvre quand vous lui donniez des conseils. Vous, elle vous écoute. Parfois elle se rebiffe, parfois elle se met à crier: «Mon Dieu! mon Dieu! que vous avez des idées arriérées, père Bollot!...» Mais, vous parti, le soir même, ou le jour après, pendant que je lʼhabille, voilà que tout à coup Madame se prend à me dire: «Il avait tout de même raison, ce brave Monsieur Bollot. Il a des idées anciennes, mais elles sont justes. Je ferai comme il a dit.» --En effet, en effet, chère Linette, jʼai de lʼexpérience et je ne parle que pour son bien. --Oui, et alors vous devriez lui donner un ordre, voyez–vous, Monsieur Bollot: un ordre! Par exemple: «Tel jour, vous, moi et Linette,--vous, moi, Linette et Monsieur Jack--nous partons tous pour tel endroit». Pour nʼimporte où, pourvu que ce soit très loin. --Parfait, Linette. Seulement cʼest beaucoup plus facile à dire quʼà obtenir. --Lʼidée, je vous lʼavoue, nʼest pas de moi. Elle est de Monsieur Jack. Il a lʼabitude, lui, dʼaller et venir dʼAmérique; il trouve très commode quʼon ait à se trimbaler dʼun point à lʼautre de la terre. Quant à moi, mon idée serait bien différente. --Et quelle est ton idée, voyons? --Moi, si jʼétais vous, jʼirais tout droit chez ce Monsieur; je lui dirais: «Monsieur Castillo,..»--cʼest son nom,--«Monsieur Castillo...» enfin je ne sais pas au juste ce que je lui dirais, mais sûrement des choses qui toucheraient son cœur, sʼil est un honnête homme. --Et sʼil ne lʼest pas? --Je lui en dirais dʼautres, mieux faites pour lʼeffrayer. Car nous sommes trois, après tout,--vous, Monsieur Jack et moi--qui sommes prêts à défendre Madame de toutes nos forces. Mais, voulez–vous que je vous dise, Monsieur Bollot?... Cʼest drôle, cʼest absolument drôle, et pourtant je suis persuadée que lui aussi, malgré tout, il lʼaime... --Veux–tu que je te dise, Linette? Je suis presque du même avis... --Et alors? --Alors, ma fille, tâche de comprendre que tout serait en vain. Ecoute ce que te dit un vieillard, dont la vie toute entière fut lente et monotone comme le tic–tac dʼune pendule. Sache, mon enfant, quʼentre toutes les illusions de la terre une seule est vraie, une seule parvient à griser merveilleusement notre âme: cʼest quand deux créatures sʼaiment, et que tout le reste devient pâle comme si le soleil ne le touchait plus... --Oh, que vous dites de belles choses, Monsieur Bollot!... --Ces sont mes cheveux blancs qui les disent... Allons! verse–moi un autre petit verre de cet excellent Kümmel, et, puisque Madame tarde outre mesure, je vais commencer par payer leurs gages aux gens de la maison. Pour toi, dʼabord, cʼest réglé. Va donc dire aux autres que Monsieur Bollot les attend. E mentre se nʼandava, rapida e seria, coʼ suoi piedini ben calzati, che luccicavano sul tappeto, il vecchio notaro, alzandosi con un poʼ di stento, incominciò a toglier fuori dalla voluminosa cartella i fogli amministrativi, cosparsi dʼuna grave scrittura simmetrica, poi, ad una ad una, le buste gialle in cui suonavano i marenghi, gli scudi e il rame degli stipendi mensili. Mentre aspettava, si mise a fare unʼultima verifica, brontolando: --Maurice... Maurice, maître–dʼhôtel--125--cent vingt–cinq... Voilà du gaspillage, nom dʼune pipe! Je ne comprendrai jamais pourquoi on doit jeter six louis et cent sous par mois, pour se payer le luxe dʼun maître dʼhôtel, qui ne fiche rien du matin au soir, et qui nʼest même pas là lorsquʼil sʼagit de mʼouvrir la porte... [Illustrazione: DECORAZIONE] Un giorno sparì. Senza dirle una parola dʼaddio, senza guardarla nel colore degli occhi, dʼimprovviso, con lʼanima forse in delirio, un mattino di gran luce sparì. Prima che lʼafferrassero, prima che lʼoscura tragedia della sua vita giungesse ad un epilogo apparente, in silenzio, a cuore perduto, sopraffece il suo delirio e partì. Era venuto dal lontano mondo: ripartiva per il lontano mondo, per la strada morta ove camminano gli uomini che portano in sè, come tenebra, un dolore definitivo. Era giunto sino a lei ravvolto in una storia buia; lʼaveva imprigionata nella sua ombra, si era lasciato per lʼultima volta ubbriacare dal profumo della sua bocca, dal profumo deʼ suoi fiordalisi... poi, senza nemmeno guardarla nel colore degli occhi, silenzioso e folle come i nomadi, ripartiva per la strada infinita. Era un mattino di Maggio, quandʼegli uscì per lʼultima volta dalla sua casa deserta. Quella casa era nascosta in una piccola strada, calma, vecchia,--di quelle che gli edili ragionevoli vanno cancellando a poco a poco. Si vedeva, lontana, la Colonna di Luglio sorgere dalla piazza della Bastiglia. Barcollò. Tutte le finestre di Parigi brillavano, come se avessero nelle raggiere dei vetri una felicità di fuoco. Lʼamava, lʼamava!... Sì, ma era troppo tardi... troppo tardi!... Bisognava partire, partire. La terribile Città Stupenda lanciava in alto, nel mattino di primavera, la potenza dellʼinfernale suo paradiso. Tutte quelle case, quelle finestre, quei lembi di cielo, per lui sembravano sereni come gli occhi di Mimi Bluette. Mimi Bluette!... Questo nome cantava nel rumore di Parigi, era la bellezza di tutte le cose che i suoi occhi vedevano, la sorridente anima della vita. Sì, addio!... addio per sempre, inesorabilmente, con terribilità, con disperazione, addio... Barcollò. Fece due passi... tre passi... la strada camminava. La distanza era una fuga. Mimi Bluette... Mimi Bluette!... I rumori vertiginosi della Città Babelica pareva lanciassero in alto, per lʼaria bionda, questo nome felice. Le strade sollevate sʼimpennavano contro il cielo; turbini di folla giravano con fragore nella bianca immensità. Era stata il suo bicchiere ultimo di Sciampagna, lʼultimo suo canestro di rose... che follìa!... Parigi la Magnifica, tempio e sepolcro dellʼideale, Parigi fiore della terra, in quel mattino del mese di Maggio era bella come una donna giovine, che innamorata si guarda nello specchio, appena levata. Le sue piazze gremite, piene di tumulto, ridevano come se fosse un giorno di festa. I più rugginosi tetti, carichi di gloria, cercavano di riaccendere nello sfarzo del sole di Maggio lʼantica loro novità. Ed egli si sentiva il cuore pesante come una macina da mulino. Mimi Bluette!... Mimi Bluette!... Era stata bionda come il grano, quandʼesso lampeggia maturo nella fulgida estate. Aveva unʼanima limpida e profumata, comʼerano i suoi dolci capelli, quando con impeto li scioglieva per coricarvi la sua perfetta nudità. Camminare, camminare, per strade che non tornano più... Parigi cantava; Parigi la Grande aveva un fiore a tutte le finestre. Il fiume più maraviglioso della terra, con acque gialle di fango baciava la Basilica di Francia. Udì suonare a stormo le campane invisibili di Notre–Dame. Le cento basiliche della Senna risposero, nel mattino di primavera. Le campane a stormo cantavano: Mimi Bluette!... Mimi Bluette!... Sì, era stata lʼultimo paradiso... Camminare, camminare, per strade che non tornano più. [Illustrazione: DECORAZIONE] Ella trovò la porta chiusa, e, prima di suonare il campanello, battè allʼuscio col manico dellʼombrellino. Battè ripetute volte, poi guardò il fragile parasole con il timore di averlo spezzato. Allora suonò il campanello. Intese distintamente correre per le stanze interne la velocissima biscia elettrica della scampanellata. E attese. Attese. Allora suonò tre volte, quattro volte ancora. Ma non udiva il suo passo rapido giungere dallʼinterno, sul tappeto. --«Il est sorti. Pourquoi est–il sorti?» Nulla di molto singolare in questo fatto; nondimeno era la prima volta che ciò accadeva. Per scrupolo di coscienza diede unʼultima scampanellata. Guardò in alto, per le scale vuote; guardò in basso, verso il primo pianerottolo deserto, e, con il cuore inquieto, ridiscese in cerca della portinaia. La portinaia di quella casa era una persona pressochè introvabile. Dio sa quali faccende avesse, o lì o nel vicinato, ma dentro la sua loggia mal rischiarata non vʼera mai altri che un lucido gattone immobile, seduto alla maniera dei cani e che somigliava singolarmente ad una bestia impagliata. Bluette guardò se ci fossero le chiavi dellʼappartamento. Non vʼerano. Il gatto si mise a fissarla con una immobilità sinistra, che le fece paura. Suonarono le tre. I rintocchi del bronzo si allargavano come ondate di sole nel brillante spazio. Lʼora pomeridiana mandava ronzìo. La casa, la strada, le ultime porte, il lontano quartiere, lavoravano in sordina. Dʼun tratto le pervase lʼanima un grande presentimento di sciagura. Le parve chʼegli, non solo fosse distante, ma non ci fosse più. Volle sedersi e attendere; ma ebbe una sottile, inspiegabile paura. Uscì, chiuse lʼuscio a vetri della portineria, ed irresoluta non seppe che fare. Il gatto lucido la fissava coʼ suoi magnetici occhi rotondi, colore di solfo. Allora si mise a camminare per la corte. Finalmente incontrò la portinaia, che aveva in mano un ferro da stirare. La interpellò: --Madame Greuze! Dites–moi, Madame Greuze, où sont les clés? --Les clés de lʼentresol? Je nʼen sais rien. Avez–vous regardé dans la loge? --Elles nʼy sont pas. --Alors cʼest que Monsieur Castillo les aura gardées dans sa poche. --A quelle heure est–il sorti? --Ma foi, je ne saurais vous dire., Il y avait pour lui des lettres ce matin; je les ai casées moi–même. A 9 h. elles nʼy étaient plus. --Des lettres? Mais il nʼen reçoit jamais! --Il y en avait bien deux ce matin, jʼen suis sûre. Excusez–moi, Madame, sans ça mon fer se refroidit. Ella rimase ferma nella corte, a guardare la propria ombra che si disegnava nel sole. Poi sollevò gli occhi verso lʼammezzato, quasi per interrogare quelle tre finestre che davano su la corte. Ma erano deserte, piene di silenzio, piene dʼimmobilità, e si riscaldavano al sole. Tornò indietro, con una grande angoscia, verso la loggia della portinaia, che stirava. --Ces lettres. Madame, dʼoù venaient elles? Vous lʼavez remarqué peut–être. --Parfaitement. Elles venaient de Paris. Lʼune dʼelles au moins, était une de ces grandes enveloppes à entête quʼemploient les Bureaux de la Mairie ou des Ministères. --Quel entête? --Je nʼai pas lu, Madame... Je regrette. Jʼai énormément à faire, vous pensez bien! --Merci. --A votre service, Madame. Bluette uscì nella strada e cominciò a camminare. Faceva dieci passi da una parte, dieci dallʼaltra, ossia percorreva rasente il muro tutta la lunghezza della casa. Di fronte, su lʼaltro marciapiede, il sole batteva con veemenza nella piccola vetrina dʼun orologiaio. La strada calma cullava i suoi radi passanti. E camminò per mezzʼora, per unʼora, in su, in giù, lungo il muro, con gli occhi fissi or ad un capo or allʼaltro della contrada. Il suo tremante cuore dʼinnamorata non le batteva nemmeno più; non sentiva in sè che un principio di vertigine, anzi una piccola, intima, profonda ferita. Poi, macchinalmente, risalì per le scale fino al pianerottolo dellʼammezzato, e benchè sapesse chʼera inutile, tuttavia si provò a suonare unʼultima volta. Lo stesso rumore deserto ripercorse con velocità le stanze mute. Scese, faticosamente. Uscì. Un timore illogico e tuttavia profondo assaliva il suo timido cuore. Pensò: «Adesso torna.» E riprese a camminare lungo il marciapiede. Ma una stanchezza pesante imprigionava le sue caviglie da ballerina, come se, in tutte le giunture, avesse dʼimprovviso perduto il suo naturale miracolo dʼequilibrio e dʼagilità. Quellʼassenza non poteva essere fortuita. Egli era uscito verso le nove del mattino, portando con sè le chiavi; adesso cadeva il tramonto; si vedevano i commessi arruffati, le sottili dattilografe dagli occhi stanchi rincasare con un senso di libertà lungo i marciapiedi che brillavano. Ma dovʼera mai? Quale strada lo portava? Come ritrovare uno scomparso nel turbine di quella immensa Città, che aveva strade burrascose come fiumi, piazze babeliche ove la folla si avventava come lʼondata nellʼestuario, e che, dal cerchio dellʼinfinita sua forza, dappertutto sollevava un pesante fragore dʼoceano? Ella, in fondo, non conosceva nessun particolare della sua vita impenetrabile. Senza bene comprendere perchè avesse questa certezza, pure una voce profonda nel suo spirito le diceva che non sarebbe ritornato mai più. Ad ogni fragore di ruote che venisse dal capo della strada, sentiva il cuore darle un battito così forte, chʼella, per un lungo istante, ne perdeva il respiro. Ma ogni volta erano viandanti ben dissimili da lui; non la sua fronte alta e buia, non la sua ruvida gentilezza di persona, i suoi luminosi occhi di nomade, che lʼavevano tanto innamorata. Povera Mimi Bluette!... povera, piccola, bionda Mimi Bluette!... Si faceva quasi tardi; la fatica del crepuscolo pesava su la Città scintillante. Non vʼera più sole nella piccola vetrina dellʼorologiaio, ed ora si potevan leggere a distanza i nitidi cartelli appesi contro lʼinvetriata: -«Montre Oméga--Or garanti, 18 Carats Chronomètres--Réparations»- E guardando e camminando pensava:--«Ai–je été assez aveugle? Pendant ces derniers jours il y avait bien dans ses yeux quelque chose de très sombre... Hier soir il mʼa dit: «Je tʼaime, Bluette...» Jʼai baissé la tête, et nous avons pleuré. Avant hier jʼai vu quʼil fouillait dans ses malles. Ses malles autrefois étaient pleines; les derniers jours elles étaient presque vides. Mais je nʼosais pas être curieuse, parce quʼavec lui jʼai toujours été si timide...» La strada ora si popolava di gente più veloce; un operaio, passando, le bisbigliò quasi allʼorecchio:--«La belle fille!» Pensava:--«Est–ce possible quʼil nʼait pas laissé un mot pour moi? Comme je suis bête! Sans doute, sans doute il mʼa envoyé une lettre chez moi!» E si mise a camminar così rapida, che quasi correva. Dʼun tratto era piena di speranza; la gioia della vita rifluiva in lei. Prese una vettura, ma questa camminava con un passo infinitamente troppo lento per la sua concitazione. Non appena scorse unʼautomobile, si mise ad agitar lʼombrellino; il guidatore si fermò. Balzatavi dentro, si affacciò al finestrino, quasi per accelerare con la sua folle impazienza i battiti del motore. Nessuna distanza di Parigi le parve mai così lunga. --Vite! vite! vite!...--diceva continuamente al meccanico, battendo con gli anelli contro il vetro. E la videro entrare nella sua portineria come se fosse inseguita. Non prese lʼascensore, volò su per le scale. --Linette! Linette, dis–moi!... où est la lettre, Linette?... --Quelle lettre, Madame? Mon Dieu, que vous êtes pâle! Quʼy a–t–il, Madame? --La lettre, je te dis! Il nʼy a pas une lettre, un billet pour moi? --Non, Madame. --Et personne nʼa rien téléphoné? --Personne. Cadde sovra una seggiola, piegò la faccia; tacque. --Madame,--disse Linette, prendendole un polso,--quʼest–ce qui est arrivé? Quʼest–ce qui se passe? Ma non rispondeva. Dopo qualche tempo le sollevò nel viso gli occhi folli e disse opacamente: --Il est parti. --Comment parti? Sans rien vous dire? Ella si appoggiò le mani sul cuore, scosse indietro il peso dei capelli, rispose unʼaltra volta: --Parti. Ma, dopo qualche attimo, sorse in piedi con unʼenergia convulsa: --Non, ce nʼest pas possible!--disse duramente.--Ce nʼest pas possible. Vite, vite, Linette! Envoie chercher un serrurier, et que mon auto soit prêt de suite. --Pourquoi faire un serrurier? --Pour ouvrir une porte. Vas–y toi–même, avec lʼauto, sans tʼhabiller... vite! vite! --Mais, Madame... --Ne demande rien, je tʼen prie! Tu vois bien que je meurs dʼangoisse... Un quarto dʼora dopo il fabbro giungeva sotto lʼatrio. Lo fece salire nellʼautomobile, a fianco del meccanico. --Viens avec moi, Linette; ne me laisse pas seule... --Je vais donc mettre mon chapeau, ma jaquette... --Oui, mais dépêche–toi! In quel momento la bionda Caterina rientrava dalla sua passeggiata crepuscolare, fresca e giovanile quanto è lecito essere ad una donna della sua età. Siccome nel medesimo tempo Linette scendeva già dallo scalone, sua figlia non le permise nemmeno di avvicinarsi allo sportello: --Dopo, dopo, ti spiegherò, mammina... ora ho fretta! E la lasciaron lì nel sottoportico, mentre i due pettegoli bambini del portinaio la tiravano per la bella sottana e le chiedevano sfacciatamente: --Est–ce que ce soir il nʼy a pas de chocolats pour nous, madame Catherine? Non ne aveva. Ma restò per circa una mezzʼora, lì, sotto il portico, a far congetture su lʼaccaduto con quel personaggio gallonato e protocollare, che possedeva il senno proverbiale di tutti portieri. Laggiù frattanto, nella strada calma e lontana, le poche botteghe si erano accese di una pallida elettricità. Qualche gente vi discorreva su lʼorlo dei marciapiedi; qualche altra, stanca della giornata, passava senza volgere il capo, lungo i muri. Dietro la porta vetrata il lucido gattone di Madame Greuze guardava con immobilità bollire una pentola sul fuoco. Salirono. Prima ella suonò ancora il campanello; poi, rapidamente, il fabbro fece saltare la serratura. Bluette osservava con occhi fermi le mani callose dellʼoperaio. Gli disse: --Partez avec mon auto. Faites tout de suite une nouvelle clé; donnez–la au chauffeur. Je lʼattends. Ed ascoltò il suo passo pesante scendere per le scale scuotendo il mazzo dei grimaldelli. Non osava entrare. Linette le stava così presso che i loro gomiti si toccavano. --Je nʼai plus de courage, Linette... Il sʼest tué peut–être... je vais voir son cadavre... --Appelons quelquʼun, Madame... moi aussi jʼai très peur... --Non, tais–toi. Ce nʼest pas possibile... il est parti... parti... Entrarono, chiusero lʼuscio. Nellʼanticamera faceva buio. Ma un raggio batteva nel vetro dʼun piccolo quadro. La casa deserta sembrava infinitamente profonda. Bluette cercò, lungo la cornice dello stipite, lʼinterruttore della luce elettrica, ma in quel grande smarrimento la sua mano incerta non lo ritrovava. Infine Linette riuscì ad accendere. Videro che lʼattaccapanni era vuoto. Tre stampe di cacce inglesi pendevano dalla parete; vʼeran su la tavola un bacile di rame, un vaso di cristallo, con qualche fiore appassito che aveva portato Bluette. Dʼun tratto, come una pazza, ella si mise a correre per la casa... Guardò, frugò... Nulla, nulla, nulla... Sì, era partito per sempre, partito come un vero nomade, partito senza dirle addio. In quel momento venne su la portinaia. --Je ne sais pas si cʼest bien juste ce que vous avez fait, Madame. Cʼest vrai que vous êtes presque la patronne ici... Pourtant, sʼil a fermé, cʼest quʼil ne voulait pas quʼon fasse sauter la serrure. --Oui, oui, Madame Greuze... Oui, oui, Madame Greuze... --Il faudra lui écrire que vous lʼavez fait sans notre permission. Car cʼest nous, cʼest–à–dire mon mari et moi, qui sommes chargés de lʼappartement. --Lui écrire? Mais où? --Vous le saurez peut–être. Moi, pour sûr, je nʼen sais rien. Dʼailleurs il ne faut pas vous étonner: cʼest presque toujours ainsi quʼil sʼen va. --Reviendra–t–il, Madame Greuze? --Que sais–je? Il reste souvent plusieurs mois sans revenir; une fois son absence dura plus de deux ans. Nous recevions toujours son loyer, avec nos gages, très exactement. Cette fois–ci, ni gages, ni terme; rien. Il nʼa rien payé. Et puis ses malles sont là. Venez voir, Madame. Trois malles, qui ont fait le tour de la terre... Voyez combien dʼétiquettes! Cʼest vrai que parfois on vient les prendre même huit jours après son départ. --Et qui est–ce qui vient les prendre? --Un monsieur âge, qui sʼappelle Dmitrieff. --Où est–ce quʼil habite? --Je nʼen sais rien. Monsieur Castillo mʼa dit une fois: «Vous ouvrirez toujours à ce Monsieur Dmitrieff,»--qui était avec lui. Un étranger sans doute. --Sʼil vient cette fois–ci, il ne faudra pas le laisser partir avant de mʼavoir donné un coup de téléphone. Voici pour vous, Madame Greuze. --Deux louis? Mais cʼest trop, Madame! --Je vous en donnerai bien dʼautres, si seulement vous mʼapporterez un renseignement quelconque. Aussi dites–mois tout ce que vous savez, tout, les moindres détails. Je me souviens par exemple quʼil avait aussi deux grands sacs; il nʼy sont plus. Quand les a–t–il emportés? --Pendant la nuit peut–être, car je suis bien sûre de ne pas lʼavoir vu passer. --Jʼai été ici moi–même jusquʼà deux heures du matin; puis il mʼa reconduit. Oh, je vous en prie, essayez dʼen savoir quelque chose, Madame Greuze!... --Bien sûr, bien sûr; jʼintérrogerai tout le monde. Seulement, ne pleurez pas, Madame... Il va revenir, soyez–en certaine... vous êtes si belle! Ma ella era bianca e ferma, e le lacrime cadevano daʼ suoi occhi, senza un tremore delle ciglia; cadevano come se perdesse tutta lʼanima, a poco a poco, in ogni gocciola di pianto. --Je nʼai quʼune chose à vous dire; mais vous la savez sans doute,--concluse M.ᵐᵉ Greuze.--Il y a un mois environ, des agents de police en civil sont venus et mʼont posé beaucoup de questions sur lui, sur sa vie, sur ses mœurs... Jʼen ai dʼailleurs prévenu M. Castillo, qui sʼest mis à rire et a haussé les épaules. Il vous lʼaura dit, je suppose. --Non, Madame Greuze. --Ah?... Ils sont venus deux fois. Et hier, dans lʼaprès–midi il a reçu la visite dʼun gros monsieur à longues moustaches et pardessus beige, qui a prétendu monter malgré la consigne. Un monsieur très désagréable et très arrogant. Un Parisien celui–là, cʼest sûr. --Donnez–moi des détails, Madame Greuze. Il faut que je le retrouve. --Des détails? Je nʼen ai pas. Sʼil revient par hasard, je téléphonerai chez vous. Pour mon compte, dʼaprès son allure, jʼai fait une réflexion, quoiquʼun peu risquée... --Laquelle? --Je me suis dit: «Voilà un créancier de Monsieur Castillo.» Car il marchait comme les gens qui viennent pour réclamer de lʼargent. E Linette era seduta su lʼorlo dʼuna seggiola, tutta bianca, tenendosi con una mano lʼaltra mano, che non sapeva dove stare. [Illustrazione: DECORAZIONE] Così passarono tre giorni. La barbara Città Splendente le aveva rubato il suo amore. Quel dono che le fece in una sera di musica, le ritoglieva in un giorno di sole. Per vendicarsi dʼaverla resa bella ed innamorata, ora, dʼun tratto--senza nemmeno dirle: «Preparati!» le uccideva nel cuore la felicità. Mandava un repentino soffio di tragedia ad investire i suoi capelli biondi, sciupava, sfogliava con adirata violenza i semplici fiori del campo, i fiordalisi di Mimi Bluette. Ella si accorse che Parigi la Grande cantava brillava roteava intorno al suo fermo spavento come il carrosello di una terribile fiera. Si chiamava Mimi Bluette, ed era più disperata che le ragazze vagabonde, le camminatrici delle vie notturne, quando lʼospizio le rifiuta e dormono sotto i ponti. Si chiamava Mimi Bluette, e non aveva più nellʼanima neanche un fiore. Fece tutto quello che potè per ricercare lo scomparso, ma inutilmente. La distanza era implacabile; dal lontano silenzio non veniva neanche una parola. Ed ella visse in quellʼappartamento, per lunghi giorni, da mattino a sera; cercò, frugò, mise ogni mobile sossopra, nella speranza di trovare un indizio che potesse ricondurla fino a lui. Nulla. Tutto quanto vʼera, non faceva che accrescere lʼombra. Solo di un fatto si accorse: chʼegli era estremamente povero, poichè aveva tutto venduto. Allora pensò con desolazione alla propria ricchezza, che gli avrebbe offerta come si offre, a chiunque lo domandi, un bicchiere dʼacqua pura; la sua ricchezza vuota e pesante, che ormai non servirebbe a nessuno. Capì che forse la miseria, forse la vergogna dʼuna fierissima povertà, lo aveva costretto a riprendere il cammino dellʼesilio. Chissà? Forse non era nemmeno questa la ragione. Nel vasto mondo egli era un disperso, un camminante, uno di quegli uomini senza storia dei quali non è possibile incatenare la fuggente vita. Ma un soffocante pensiero la strinse. Ritrovarlo!... dirgli:--«Prendi! questo oro è tuo; questa ricchezza che mi pesa è tua». Perchè mai non ho saputo indovinare la tua povertà io stessa? Perchè non me lʼhai confessato, Laire? Hai avuto forse paura di piegare quella tua fronte così alta? Ebbene, dovevi dirmi:--«Sii povera tu pure. Lascia ogni cosa, vieni con me; lavoreremo.» Una soffocante gioia dʼun attimo... e più tardi pensò:--«Bisogna, bisogna chʼio lo ritrovi!» Era Mimi Bluette, aveva la bellezza e la ricchezza, la libertà ed il fascino: questa sua leggiadra potenza doveva pur bastarle per ritrovare un uomo. [Illustrazione: DECORAZIONE] --Madame désire?--le domandò con arrogante urbanità lʼimbronciato Monsieur Pétimel. --Veuillez faire passer ma carte à M.ͬ le Ministre. --Oh!... je vous préviens, chère Madame, que vous nʼaurez pas moins dʼune heure dʼantichambre à faire... Il y a douze personnes avant vous. --Vous avez lʼair de ne pas me reconnaître, M.ͬ Pétimel! --Excusez–moi, Madame, je nʼai quʼune paire de lunettes et il fait assez sombre. Attendez un peu, attendez un peu... Così dicendo sʼinforcò sul naso, già carico degli occhiali a stanghetta, un paio di grosse lenti convesse, dallʼorlo di tartaruga, . 1 2 - - . . . , , 3 . 4 5 - - ? 6 7 - - . . . . 8 9 - - . 10 11 - - , . . 12 , , . 13 , . 14 15 - - 16 . , ; . 17 18 - - . 19 20 - - . . . 21 ? 22 23 - - ? . . . ! 24 , 25 . 26 27 - - ; ? 28 29 - - ! ? 30 31 - - ; 32 . 33 34 - - , , ! . . . ! 35 , , 36 . , , . . . 37 , , 38 . . . , , . 39 ? 40 41 - - . . . . 42 43 - - ! ! , . 44 ; . , , 45 . . . 46 47 - - ? ? ? 48 49 - - , ? , , 50 , ! 51 , 52 ; 53 . 54 55 - - . 56 57 - - ! ? . , , 58 ; . : - - 59 , - - . . . . 60 ? 61 62 - - . 63 64 - - ? . . . . 65 , ? 66 67 - - : . 68 69 - - . . . . , , 70 . 71 , , . . . 72 ? 73 74 - - . . . . 75 76 - - . , , 77 , , . . . ! 78 79 - - ? 80 81 - - , ! , ! 82 83 - - , . 84 85 - - , . . . , 86 , , , 87 . 88 89 - - ? 90 91 - - , . : . : 92 « , , 93 , . . . » 94 , , , 95 ? 96 97 - - . 98 99 - - ? 100 101 - - . 102 103 - - ; , , 104 ! 105 106 - - ! , 107 ! 108 109 - - , . . 110 . 111 . , 112 , . 113 ; . . . . ? 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