(-L'Opinion nationale-, 24 janvier 1863.)
M. Frœhner répondit à la lettre qu'on vient de lire, par une seconde
critique en date du 27 janvier 1863[3]; M. Gustave Flaubert y répliqua
par la lettre suivante, adressée au directeur de -l'Opinion nationale-:
«2 février 1863.
«Mon cher monsieur Guéroult,
«Excusez-moi si je vous importune encore une fois. Mais comme M.
Frœhner doit reproduire dans l'-Opinion nationale- ce qu'il vient de
publier dans la -Revue contemporaine-, je me permets de lui dire que:
«J'ai commis effectivement une erreur -très- grave. Au lieu de
Diodore, liv. XX, chap. IV, lisez chapitre XIX. Autre erreur. J'ai
oublié un texte à propos de la statue de Moloch, dans la mythologie
du docteur Jacobi, traduction de Bernard, la page 322, où il verra
une fois de plus les sept compartiments qui l'indignent.
«Et, bien qu'il n'ait pas daigné me répondre un seul mot touchant:
1º la topographie de Carthage; 2º le manteau de Tanit; 3º les noms
puniques que j'ai travestis, et 4º les dieux que j'ai inventés,--et
qu'il ait gardé le même silence: 5º sur les chevaux consacrés au
Soleil; 6º sur la statuette de la Vérité; 7º sur les coutumes
bizarres des nomades; 8º sur les lions crucifiés, et 9º sur les
arrosages de silphium, avec 10º les escarboucles de lynx et 11º les
superstitions chrétiennes relatives aux pierreries; en se taisant
de même: 12º sur le jade; et 13º sur le jaspe; sans en dire plus
long quant à tout ce qui concerne: 14º Hannon; 15º les costumes
des femmes; 16º les robes des Lydiens; 17º la pose fantastique de
la momie égyptienne; 18º le musée Campana; 19º les citations...
(peu exactes) qu'il fait de mon livre, et 20º mon latin, qu'il vous
conjure de trouver faux, etc.;
«Je suis prêt, néanmoins, sur cela, comme sur tout le reste, à
reconnaître qu'il a raison et que l'antiquité est sa propriété
particulière. Il peut donc s'amuser en paix -à détruire mon
édifice- et prouver que je ne sais rien du tout, comme il l'a fait
victorieusement pour MM. Léon Heuzey et Léon Renier, car je ne lui
répondrai pas. Je ne m'occuperai plus de ce monsieur.
«Je retire un mot qui me paraît l'avoir contrarié. Non, M. Frœhner
n'est pas -léger-, il est tout le contraire. Et si je l'ai «choisi
pour victime parmi tant d'écrivains qui ont rabaissé mon livre»,
c'est qu'il m'avait semblé le plus sérieux. Je me suis bien trompé.
«Enfin, puisqu'il se mêle de ma biographie (comme si je m'inquiétais
de la sienne!) en affirmant par deux fois (il le sait!) que j'ai été
six ans à écrire -Salammbô-, je lui avouerai que je ne suis pas bien
sûr, à présent, d'avoir jamais été à Carthage.
«Il nous reste, l'un et l'autre, à vous remercier, cher monsieur,
moi pour m'avoir ouvert votre journal spontanément et d'une si large
manière, et quant à lui, M. Frœhner, il doit vous savoir un gré
infini. Vous lui avez donné l'occasion d'apprendre à beaucoup de
monde son existence. Cet étranger tenait à être connu; maintenant il
l'est... avantageusement.
«Mille cordialités.
«GUSTAVE FLAUBERT.»
[3] Voir -l'Opinion nationale- du 4 février 1863.
(-L'Opinion Nationale-, 4 février 1863.)
(
-
'
-
,
.
)
1
2
3
.
'
,
4
[
]
;
.
5
,
-
'
-
:
6
7
8
«
.
9
10
«
,
11
12
«
-
.
.
13
'
-
-
'
14
-
-
,
:
15
16
«
'
-
-
.
17
,
.
,
.
,
.
.
'
18
,
19
,
,
,
20
'
.
21
22
«
,
'
'
:
23
;
;
24
'
,
'
,
-
-
25
'
:
26
;
;
27
;
,
28
,
29
;
30
:
;
;
31
:
;
32
;
;
33
;
;
.
.
.
34
(
)
'
,
,
'
35
,
.
;
36
37
«
,
,
,
,
38
'
'
39
.
'
-
40
-
,
'
41
.
,
42
.
'
.
43
44
«
'
.
,
.
45
'
-
-
,
.
'
«
46
'
»
,
47
'
'
'
.
.
48
49
«
,
'
(
'
50
!
)
(
!
)
'
51
-
-
,
52
,
,
'
.
53
54
«
,
'
'
,
,
,
55
'
'
56
,
,
.
,
57
.
'
'
58
.
;
59
'
.
.
.
.
60
61
«
.
62
63
«
.
»
64
65
[
]
-
'
-
.
66
67
(
-
'
-
,
.
)
68